• Madeleine Brès

     

    Fille d'un charron, Madeleine Brès, née le 26 novembre 1842 à Bouillargues dans le Gard, et décédée le 30 novembre 1921 à Montrouge (Hauts-de-Seine), est la première Française à obtenir le diplôme de docteur en médecine.

    Biographie

    Née Gebelin, elle a raconté dans La Chronique médicale du 1er avril 1895 comment sa vocation médicale est née « J'avais à peine huit ans quand mon père, qui était charron de son état — il n'y a pas de sot métier —, me conduisit chez les sœurs où il exécutait des travaux… » À l'hôpital de Nîmes, une religieuse la prend en affection et lui confie quelques interventions mineures, comme la préparation de tisanes et de cataplasmes.

    Elle a douze ans quand la famille Gebelin part pour Paris et n'a que quinze ans et un mois lorsqu'elle est mariée à Adrien-Stéphane Brès, conducteur d'omnibus. Depuis 1861, la voie du baccalauréat est ouverte pour les femmes grâce à Julie-Victoire Daubié et, en 1866, elle se présente devant le doyen de la faculté de médecine de Paris, Charles Adolphe Wurte, et lui demande son autorisation pour s'inscrire en médecine. Ce dernier lui déclare qu'il le fera, mais à condition qu'elle ait son baccalauréat de lettres et de sciences, ce qu'elle obtient trois ans plus tard. Toutes les obtentions de diplôme devaient avoir le consentement du mari, les femmes mariées étant jugées irresponsables par le droit français de l'époque. Détentrice du baccalauréat, elle se représente devant le doyen de la faculté de médecine de Paris et lui fait remarquer que rien ne s'oppose plus à son inscription aux cours, d'autant que trois étrangères - l'Américaine Mary Putman, la Russe Catherine Gontcharoff et l'Anglaise Élisabeth Garrett - détentrices des diplômes nationaux reconnus équivalents, ont obtenu le droit de suivre les cours de médecine à la faculté. Manifestement, pour une Française, c'est plus délicat.

    Reflétant le sentiment général de la communauté universitaire et médicale, le docteur Henri Montanier écrit en 1868 dans la Gazette des hôpitaux « pour faire une femme médecin, il faut lui faire perdre la sensibilité, la timidité, la pudeur, l'endurcir par la vue des choses les plus horribles et les plus effrayantes. Lorsque la femme en serait arrivée là, je me le demande, que resterait-il de la femme ? Un être qui ne serait plus ni une jeune fille, ni une femme, ni une épouse, ni une mère. » Difficile d'être plus éloquent pour fermer, à l'aide d'arguments spécieux, les portes de la médecine aux femmes.

    Même s'il y est personnellement favorable, le doyen Würtz saisit de cette candidature le ministre de l'Instruction publique Victor Duruy qui approuve lui aussi le souhait de Madeleine Brès, mais l'évoque préalablement en Conseil des ministres. Finalement, c'est l'impératrice Eugénie qui, se référant à la loi du 19 ventôse an XI proclamant la liberté du travail, obtient que soit acceptée l'inscription de Madeleine Brès, enfin acquise après délibération du Conseil des ministres ! Madeleine a alors 26 ans, est mère de trois enfants ; le maire du Vème arrondissement reçoit le consentement de son mari et elle devient élève stagiaire en 1869 dans le service du professeur Broca à l'hôpital de la Pitié.

    Avec la guerre franco-allemande et le départ pour le front de nombreux médecins des hôpitaux, elle est nommée, sur proposition du professeur Broca, " interne provisoire " jusqu'en juillet 1871. Forte de cette expérience comme interne provisoire, Madeleine Brès entend poursuivre une carrière hospitalière et présenter le concours de l'externat, puis de l'internat. Malgré l'appui du professeur Broca, le directeur des hôpitaux de l'Assistance publique lui refuse cette possibilité le 21 décembre 1871.

     

    Thèse de Madeleine Brès par Jean Béraud, en 1875.

     

    Madeleine Brès n'insiste pas. Veuve, elle a la charge de trois enfants. Elle décide donc de devenir pédiatre et de s'installer en ville. Elle prépare sa thèse dans le laboratoire du professeur Wurtz et, le 3 juin 1875, la soutient sur le sujet De la mamelle et de l'allaitement. Elle obtient la mention très bien et devient la première Française docteur en médecine. Cette thèse s'inscrit dans sa volonté de se spécialiser dans tout ce qui touche la relation entre la mère et son bébé, ainsi que l'hygiène des jeunes enfants. Elle n'est pas la première femme à obtenir le diplôme de médecin en France, l'anglaise Elisabeth Garrrett Anderson l'a devancée de cinq ans.

    Durant sa carrière, elle officie comme professeur d'hygiène et enseigne notamment aux directrices des écoles maternelles de la ville de Paris. Elle dirige le journal Hygiène de la femme et de l'enfant et est l'auteure de plusieurs livres de puériculture. En mission pour le ministre de l'Intérieur, elle part en Suisse étudier l'organisation et le fonctionnement des crèches. Le 28 mai 1893, la première crèche est inaugurée par Théophile Roussel, rue Nollet, dans le quartier des Batignolles.

    Elle meurt à l'âge de 79 ans, dans la pauvreté.

    Article tiré de Wikipédia


  • Pierre Torreilles

     

    Pierre Torreilles, né le 21 mai 1924 à Aimargues et décédé le 22 février 2005 à Montpellier, est un écrivain et poète français. Il est le fondateur de la librairie Sauramps à Montpellier.

    Biographie

    Après des études de lettres et de théologie, Pierre Torreilles participe, durant la Seconde Guerre mondiale, à la Résistance dans les maquis du Vercors et de la Haute-Loire. À la Libération il habite à Montpellier où il fonde la librairie Sauramps, en tant que gendre de Henri Sauramps. Il publie de nombreux ouvrages, souvent des livres d'artistes avec ses amis peintres, Yves Picquet ou Jacques Clauzel.

    Pierre Torreilles, internationalement connu pour son amour et sa défense du livre, a de toujours doublé sa vie publique d’une recherche poétique passionnée et exigeante.

    De 1953, date de son premier recueil, « Solve et coagula » paru aux éditions G.L.M, à « Ressac », son dernier recueil publié aux éditions « Fata Morgana » avec le concours du peintre Enan en février 2006, ses œuvres se sont succédé sans discontinuer, couronnées de nombreux prix.

    Enracinée dans le paysage camarguais de son enfance, nourrie par la lumière méditerranéenne qui baigne aussi bien sur la Grèce antique que la Haute-Provence et qui a été évoquée par Höderlin comme par les néo-platoniciens, la poésie de Pierre Torreilles laisse surgir un monde familier et précis que le langage transmute. En effet seule cette transmutation obtenue par ascèse, regard et écoute mêlés, permet, l’espace d’un instant, le surgissement de l’être même des choses.

    Poésie de grand large qui ne craint pas le recours aux mots rares, la mise en question de la syntaxe et exige un travail de l’œil pour mieux saisir la progression du sens entre le blanc des espacements et les îlots noirs des mots, l'écriture de Pierre Torreilles cherche moins à dire le monde qu’à retrouver le lieu inaugural de tout dire où la parole devient prophétique et se saisit à la racine d’un silence primordial, « margelle » du langage, entre louange et interrogation angoissée.

    Son fils, Dominique Torreilles, dirige depuis 1977 à Montpellier la librairie et maison d'édition spécialisée en ouvrages médicaux : Sauramps Médical.

    Article tiré de Wikipédia


  •  Une histoire partagée

    Estampe représentant l'Assemblée générale des États du Languedoc

    (Bibliothèque municipale de Toulouse)

     

    Séparés depuis les année 1960 par une frontière administrative, les territoires qui forment les régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées ont eu à plusieurs reprises, au cours de l'histoire, des destins liés.

    C'est la conquête romaine qui, au Iième siècle avanr Jésus Christ, donne au futur Languedoc sa première forme organisée. Premier foyer de la romanité gaulaoise, Narbonne devient le centre d'une province, la Nabonnaise, qui s'étend du Roussillon à la Provence. Durant le Bas-Empire, Toulouse supplante Narbonne et devient, au début du Vème siècle, la captiale du royaume wisigoth, qui couvre le sud-ouest de la Gaule.

    Un siècle plus tard, les Wisigoths, défaits par les Francs, se replient en Espagne et ne conservent en Gaule que la Septimanie, un territoire qui correspond au Languedoc-Roussillon actuel sans la Lozère. « Pour la première fois depuis longtemps, le Languedoc toulousain fut séparé du Languedoc méditerranéen. » Histoire du Languedoc, sous la direction de Philippe Wolff (Privat 1967).

    Sous les Carolingiens, le comté de Toulouse couvre un territoire qui s'étend jusqu'au Rhône. Ce Languedoc, encore morcelé, connaît un essor important au Xième siècle. Des villes surgissent, comme Montpellier. Une langue littéraire se forme, l'occitan, dans laquelle s'épanouit la poésie des troubadours. Paradoxalement, c'est le rattachement à la couronne de France, en 1271, qui permettra au Languedoc d'affirmer son unité. « Au lieu d'une série de principautés indépendantes, on peut désormais parler d'un Languedoc royal unifié », écrit Emmanuel Le Roy Ladurie dans Histoire du Languedoc ( PUF 1962)

    La province est placée sous l'autorité d'un gouverneur, mais les notables locaux sont représentées par une assemblée délibérative, les États du Languedoc. En 1444, le Languedoc est doté d'une cour de justice, le parlement de Toulouse. « États et Parlement demeureront pendant plus de trois siècles les deux institutions fondamentales de la province », souligne Emmanuel le Roy Ladurie.

    La Révolution marque la fin du Languedoc comme entité administrative. Son territoire est alors découpé en huit départements : Haute-Loire, Ardèche, Lozère, Gard, Hérault, Tarn et Haute-Garonne. Le haut Languedoc et le bas Languedoc retrouveront une unité dans les années 1960, mais séparément, sous la forme des régions administratives.

    Atlas en ligne du Languedoc :

    http://pierresvives.herault.fr/ressource/atlas-historique-de-la-province-de-languedoc-0

     


  • Bérenger Saunière

    François Bérenger Saunière

     

    François Bérenger Saunière, aussi appelé l'abbé Saunière, est un prêtre catholique français, né le 11 avril 1852 à Montazels et décédé le 22 janvier 1917 à Rennes-le-Château. Il est principalement connu pour avoir acquis une fortune dont le montant et l'origine exacts sont inconnus mais qui est étroitement associée à l'imaginaire entourant le village de Rennes-le-Château.

    Bérenger Saunière aurait fait une mystérieuse découverte en entreprenant des travaux de rénovation dans son église en 1891. Aidé de sa fidèle servante Marie Dénarnaud, il se serait mis alors à multiplier les fouilles dans son église et aurait passé des nuits à creuser dans le cimetière. À partir de 1896, alors qu'il menait un train de vie modeste jusque-là, il investit une fortune dans d'importants travaux de rénovation et de construction. La nature de la découverte de Saunière et l'origine de sa fortune sont le sujet de nombreuses thèses dont l'une fait référence au trésor des Cathares. Les explications plus sceptiques suggèrent plus prosaïquement des faits de pillage et de détournements de fonds (pour lesquels l'homme d'église a effectivement été condamné), d'autant que les éléments factuels sur l'existence même de cette fortune restent controversés.

     

    Biographie

    Né tout près de Rennes-le-Château à Montazels en 1852, dans l'Aude, Bérenger est l'aîné d'une famille relativement aisée de sept enfants. Il est le fils de Joseph Saunière, métayer et maire du village de Montazels et de Marguerite Hugues. Bérenger Saunière entre en 1874 au grand séminaire de Carcassonne où il apprend le latin, le grec et, fait plus exceptionnel, l'hébreu. Il devient diacre puis est ordonné prêtre le 1er juin 1879. Après quelques affectations successives dans son département (nommé vicaire à Alet-les-Bains le 16 juillet 1879, curé à Clat en 1882), il est nommé le 22 mai 1885, à l'âge de trente-trois ans, à la cure de Rennes-le-Château, village pauvre et isolé de 200 habitants à l'époque. L'église dédiée à Marie Madeleine et qui date du VIIIème siècle est délabrée, des planches remplacent les vitraux cassés par les rafales de vent, la toiture est percée, la pluie a fait des ravages à l'intérieur et le presbytère est invivable, obligeant le jeune curé arrivé le 1er juin 1885 à habiter chez une paroissienne, Antoinette Marre.

    Légitimiste, le curé n'hésite pas à diaboliser la jeune République maçonnique et, lors des élections législatives françaises de 1885, conseille un vote royaliste au cours d'une de ses homélies. Le maire de Rennes-Le-Château s'en plaint au ministre des cultes, si bien que le préfet de l'Aude lui notifie une décision ministérielle qui le suspend de tout revenu pendant six mois à partir de décembre 1885. L'évêque de carcassonne Paul-Félix Arsène Billard le nomme professeur au séminaire de Narbonne afin de ne pas le priver de ressources. Six mois plus tard, la sanction est levée et il retrouve sa cure de Rennes-Le-Château le 1er juillet 1886.

    Saunière entame en 1886 les rénovations urgentes (toiture, presbytère) grâce aux dons de ses paroissiens et de certaines de ses connaissances extérieures au village), ce qui lui permet de s'installer au presbytère. Il prend immédiatement une décision qui choque ses paroissiens : il engage comme gouvernante une jeune servante de dix-huit ans, Marie Denarnaud. Celle-ci semble très rapidement dépasser ce simple rôle ce qui entrainera dans le village d'autant plus de médisances. L'abbé la gardera pourtant auprès de lui jusqu'à sa mort le 22 janvier 1917, Marie mourant nettement plus tard en 1953.

     

    Découverte d'étranges parchemins, d'un tombeau et d'un trésor

    Selon la légende, il décide le remplacement de l'autel en juillet 1887. Lorsque les ouvriers déplacent la pierre de l'autel très ancienne, ils découvrent dans l'un des piliers une cache contenant des rouleaux de bois scellés à la cire, qui contiennent des petits ossements et des parchemins, probablement correspondant aux reliques et aux parchemins de la dédicace de l'église stipulant la date de la consécration, les noms de l'évêque procédant à la cérémonie et du prêtre recteur de l'époque. L'ensemble est remis au curé qui prétexte qu'ils ont une grande valeur et qui va tenter de les déchiffrer. Il existe quelques variantes concernant cette découverte, pour certains ces parchemins sont découverts dans une fiole dans la cache d'un balustre en bois, pour d'autres dans un des deux piliers de l'autel. Il y avait deux piliers : un de pierre brut, et le second gravé de symboles mérovingiens ou carolingiens. C'est dans ce dernier que les parchemins auraient été découverts. Ce pilier peut être admiré au musée du village. Pour ce qui concerne les parchemins, la mairie qui avait consenti difficilement un don et un prêt pour les restaurations, réclame des copies pour les archives communales, l'abbé leur aurait transmis quelques jours plus tard. La nouvelle se propage très vite dans le village ; on demande à Saunière de vendre les documents à un musée, l'argent gagné devant rembourser les frais de réparation de l'église. Personne ne sait aujourd'hui, ou n'a la preuve de ce que contenaient concrètement ces parchemins.

    Saunière aurait réalisé de nouvelles découvertes en 1891 lors de restauration du carrelage de la nef : en face du maître-autel, il découvre avec l'aide de ses ouvriers, une dalle sculptée dite « du Chevalier » (sculpture classée en 1947, exposée au musée lapidaire de Carcassonne puis rapatriée au musée de Rennes depuis 1970) dont la face cachée présente sur le panneau de gauche un cavalier (ou une femme en amazone à cause de sa chevelure abondante) avec son cheval qui boit à une auge, de droite un cavalier tenant un javelot et un bouclier rond, dans lequel certains voient un enfant ou un second cavalier. Dans la fosse recouverte par la dalle aurait été trouvé un trésor (une marmite remplie de pièces d'or et d'objets de culte précieux). Le prêtre congédie les ouvriers immédiatement, invoquant que ce ne sont que des médailles de Lourdes, et reste enfermé dans son église toute la journée et les jours suivants, probablement afin d'explorer le lieu lui-même. Il met également au jour le 9 septembre 1891 un tombeau. Dans ses carnets personnels, il est écrit le 21 septembre 1891 « découverte d'un tombeau ».

    Il est possible que ce tombeau soit une confusion avec le terme latin sepulchrum qui désigne une niche de l'autel abritant les reliques déposées lors de la dédicace. C'est durant cette même année qu'il commence les aménagements extérieurs de l’église en dessinant lui-même le parc que l'on peut encore découvrir aujourd'hui malgré les nombreuses destructions qu'il a subies.

    L'attitude de l'abbé paraît de plus en plus étrange aux villageois quand, toujours selon la légende, ils se rendent compte qu'il creuse dans le cimetière, bouleverse l'agencement des tombes, s'acharne à effacer certaines épitaphes dont celle de Marie de Negri d’Able, épouse de François d'Hautpoul, dernier seigneur de Rennes le Château. Une plainte est même déposée par la mairie qui en 1892 lui demande d'arrêter. Dès lors, les villageois voient Saunière de plus en plus souvent voyager et s'absenter du village, souvent pour plusieurs jours, ou le surprennent à réaliser des fouilles dans l'église, le cimetière ou la campagne avoisinante. Durant ses voyages, il est muni d'une valise qu'il transporte à dos d'âne, ou, selon d'autres témoignages des paroissiens, d'une hotte de vendangeur sur les épaules, censée contenir des pierres ramassées pour la décoration de son église ou de la grotte de son jardin.

     

    Un nouveau train de vie

    Le curé, qui vivait jusque-là dans la pauvreté, se met à partir de 1891 à faire des dépenses somptuaires dans son église, qu'il entretient désormais à ses frais. Il entreprend une rénovation complète selon ses goûts, achevée en 1897. Le style baroque saint-sulpicien en est original, et choque quelques autres ecclésiastiques. En effet, outre des peintures de couleurs vives et de nombreuses statues, le bénitier est soutenu par un diable sculpté (ce qui est néanmoins courant au milieu du XIXème siècle comme dans l'église Saint-Malo de Dinan).

    Après l'abandon des fouilles en 1897, les constructions et les rénovations ne s'arrêtent pas en si bon chemin. En 1899, l'abbé Saunière achète six terrains à Rennes-le-Chateau, au nom de sa servante, Marie Dénarnaud qu'il désigne comme sa légataire principale. Le domaine construit jusque-là est terminé en 1906. Il aménage un jardin d'agrément avec uneménagerie (où sont réunis des singes, des aras), une serre, deux tours (une en verre et une en pierre, la tour Magdala) reliées par un chemin de ronde mais aussi une maison, la Béthanie, petite mais luxueuse comparée aux autres maisons du village, destinée initialement à accueillir les prêtres à la retraite mais Saunière y accueille de hautes personnalités, leur offrant les mets et les alcools les plus raffinés.

    Son œuvre la plus célèbre est sans aucun doute la tour Magdala qu'il bâtit au bord de la colline. Cette petite tour, aujourd'hui visitable, abrite sa bibliothèque. Dans sa villa, il accueille des invités de marque qui viennent de très loin, mais dont l'identité reste obscure. Si la villa sert à loger les invités, Saunière ne vivra jamais ailleurs que dans son presbytère.

    Le luxe de l'abbé fait murmurer les villageois et grincer des dents l'évêché qui l'accuse de trafic de messes (messe pour la guérison de maladie, messe aux défunts), c’est-à-dire de détourner à des fins personnelles l'argent expédié par les congrégations et fidèles avec qui il est en contact à travers toute l'Europe. Jean-Jacques Bedu estime ce trafic à 100000 intentions de messes, rémunérées de 1 à 5 francs chacune entre 1893 et 1915, les gains de cette seule activité ayant permis de financer les constructions et le mobilier alors que d'autres importants donateurs (comtesse de Chambord, milieux royalistes de Paris et de Narbonne, dont le Cercle Catholique de Narbonne dans lequel le frère de Bérenger, Jean Marie Alfred Saunière, est l'aumônier puis le véritable porte-parole) lui permettent d'acheter des terrains et faire don de fortes sommes aux familles nécessiteuses. Il est d'ailleurs sermonné par l'évêché dès 1901, sous l'épiscopat de Monseigneur Félix-Arsène Billard, et continue à l'être régulièrement sous l'épiscopat de son successeur Monseigneur Paul-Félix Beuvain de Beauséjour, lui refusant de révéler l'origine de ses ressources et alléguant de nombreux dons de bienfaiteurs anonymes mais l'évêque consate que ses livres de compte sont truqués. Accusé de l’achat et la vente de biens spirituel, Saunière est traduit devant l'officialité qui le suspend a divinis (le clerc ne peut plus exercer son pouvoir d'ordre, c'est-à-dire l'administration des sacrements) en décembre 1910. Il est alors remplacé par un autre curé. Faisant appel à Rome, il est réhabilité en 1913 puis définitivement interdit de messe en avril 1915 suite à une nouvelle démarche de son évêque. Habitant toujours à Rennes-le-Château, Saunière officie dans sa villa, dans la petite chapelle placée dans la véranda où les habitants viennent le rejoindre, boudant les messes du nouveau curé.

    Le mythe de Rennes-le-Château se poursuit lorsque le confrère de Saunière à Coustaussa, l'abbé Jean Antoine Gélis, y est sauvagement tué à le 1er novembre 1897, soulevant l'éventualité qu'il ait été co-détenteur du secret de Saunière (les deux hommes se connaissant bien) et que l'assassin ait cherché à récupérer des documents importants. Une autre mort mystérieuse touche le 1er février 1915 un coreligionnaire voisin, l'abbé Joseph Rescanières, curé de Rennes-les-Bains et successeur de l'abbé Henri Boudet dont la rumeur prétend qu'il aurait hérité les secrets, Boudet étant très lié à Saunière, peut-être son mentor et l'auteur de l'ouvrage ésotérique La Vraie langue celtique.

     

    Saunière meurt le 22 janvier 1917.

     

    Bérenger Saunière

    Tombe déplacée de Bérenger Saunière dans le domaine en 2009

     

    Marie Dénarnaud hérite de sa fortune, de ses terres et de ses dettes. Seule et âgée, elle vit recluse jusqu'en 1942 où elle fait la connaissance de Noël Corbu. En 1946, elle effectue un testament stipulant Monsieur et Madame Corbu légataires universels du domaine où ils s'installent et où ils s'occupent d'elle, en échange d'une rente viagière annuelle. Elle est frappée, le 24 janvier 1953, d'une attaque cérébrale, la laissant muette et paralysée. Elle meurt 5 jours plus tard, le 29 janvier 1953 à 85 ans.

    Article tiré de Wikipédia


  • Claude Joseph Buget, né à Bourg-en-Bresse (Ain) le 10 septembre 1770 et décédé à Perpignan (Pyrénées-Orientales) le 2 octobre 1839, général français.

    Son père, chirurgien-major de l'hôpital de cette ville, l'avait destiné à l'état ecclésiastique ; mais la révolution française chassa Buget du séminaire et le jeta dans les camps. Parti comme soldat, il fut nommé sous-lieutenant le 25 avril 1793 (6 floréal an I), dans un des régiments de l'armée du Nord, et attaché à l'état-major de Dugommier chargé du siège de Toulon. Il se distingua à ce siège et fut nommé adjudant-général, chef de bataillon.

    Le 14 juin 1794 (26 prairial an II), il fut envoyé à l'armée d'Italie en qualité de chef de brigade. Il reçut sa première blessure le 26 mars 1799 (6 germinal an VII) sous les murs de Legano, et le 16 mai 1799 (27 floréal an VII), il fut de nouveau blessé à Marengo. Le premier consul le récompensa de sa bravoure et de ses services par le grade de général de brigade le 29 mars 1801 (8 germinal an IX). L'année suivante, il reçut de Napoléon Bonaparte un sabre d'honneur et une lettre de félicitations.

    Un peu plus tard, l'Empereur lui donna la croix de commandant de la Légion d'Honneur , le titre de baron de l'Empire et une riche dotation en Wesphalie.

    Le général Buget continua à se couvrir de gloire dans toutes les affaires où il se trouva. À Friedland, il perdit la main droite emportée par un boulet; il en donna la nouvelle à sa femme dans une lettre écrite de la main gauche et empreinte d'un esprit de plaisanterie qui ne le quittait jamais. Treize jours après, on le revit à la tête de sa brigade, après l'amputation de l'avant-bras.

    M. Buget fit la guerre d'Espagne et se fit remarquer aux sièges de Saragosse et de Lérida ; à ce dernier siège, un boulet emporta la moitié de son chapeau et brisa sa longue vue dans la main qui lui restait. Quelques jours après, montant le premier à l'assaut, flanqué de deux grenadiers, il eut sa montre brisée dans son gousset par une balle.

    Rentré dans l'intérieur, il reçut le commandement supérieur de belle-Isle et ensuite celui des Pyrénées-Orientales.

    Employé à la défense de Paris, en juin 1813, la Restauration le rendit à la vie civile le 18 octobre suivant.

    Le maréchal Victor, ministre de Louis XVIII, le fit nommer lieutenant-général le 28 mars 1823.

    M. Buget est mort dans sa retraite, à Perpignan (Pyrénées-Orientales), le 2 octobre 1839.

    Victoire de Selva de Savalette était l’une des filles de Guillaume Savalette, écuyer, citoyen de la ville de Perpignan et receveur général des fermes du Roy de la même ville, qui avait épousé en 1745 à Saint-Matthieu, Marie-Agnès de HER, fille du secrétaire du duc de Noailles, conseiller du roi et contrôleur de la Monnaie de Perpignan.

    Elle se marie le 1er pluviôse an IV (21 janvier 1796) à Millas, (66, Pyrénées-Orientales), avec Claude Joseph BUGET (1770-1839), dont elle eut une fille : Éspérance Buget (1803-1856).

    Article tiré de Wikipédia






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