• En entrant dans l’église de Cahuzac-sur-Vère, vous pourrez admirer ses fonts baptismaux en entrant à gauche. Ci-dessous, les explications des trois fresques de Nicolas Greschny.

     

    Adam et Eve chassés du Jardin d’Éden

    Nous voyons Adam et Éve chassés du paradis terrestre ainsi que l’ange du Seigneur : Dieu (dans l’ancien Testament, on ne pouvait pas représenter Dieu) qui chasse Adam et Éve du jardin, représenté par des arbres.

    Adam et Éve sont habillés de peau de bête « car ils virent qu’ils étaient nus ». Ils découvrent leur nudité, ce qui signifient qu’ils découvrent leur faiblesse, qu’ils sont humains et qu’ils ne sont pas Dieu : ils sont créatures. Le mal, le diable est figuré par le serpent. En hébreu, le même mot est utilisé pour serpent et rusé. Depuis le début de la création, l’homme s’est rendu pêcheur. Souvent il ne reconnaît pas que Dieu est amour et agit comme si Dieu, n’existait pas.

     

    Les fonts baptismaux de Cahuzac-sur-Vère


     

    La parabole de la vigne et des sarments

    Nous voyons la parabole de la vigne et des sarments. Le pied de la vigne, le Christ, (au centre en bas) est représenté par les pains et le poisson. Au centre et en haut, il y a la main de Dieu le Père et la colombe de l’Esprit saint. Nous avons ainsi la Trinité. De ce pied de vigne qu’est le Christ partent des sarments qui portent des feuilles et des fruits et les douze apôtres. Judas n’est pas présent mais remplacé par saint Paul. En fait, dans l’évangile, judas a été remplacé par Matthias. Ceux qui ont écrit dans le Nouveau Testament sont peints avec un livre à la main. De gauche à droite, nous avons Jean (le plus jeune), Pierre (avec ses clés), Paul et Mathieu. Les apôtres représentent l’Église et ses membres, dont nous faisons membres. Il est important que nous soyons rattachés au Christ pour produire du fruit en abondance.

     

    Les fonts baptismaux de Cahuzac-sur-Vère


     

    L’icône de la résurrection

    Cette fresque est dite « de la descente aux enfers », elle est par excellence de l’icône de la résurrection. Au fond, nous voyons le calvaire et les trois croix qui représentent la mort du Christ et de la ville de Jérusalem. À gauche du centre, se trouvent l’ange de la résurrection et les trois femmes qui viennent au tombeau pour embaumer le corps de Jésus. Au centre, nous voyons le Christ vêtu de blanc (il est ressuscité) marchant sur des planches, un squelette (représente la mort) et prenant la main des personnages qu’il sort de cet enfer. Parmi ceux-ci se trouvent Adam et Ève, Jean Baptiste, David et Salomon. Adam et Ève sont chassés du paradis à cause de leur faute et, ici, ils sont les premiers que Jésus va chercher pour être sauvés. Ainsi, tous les hommes sont sauvés par l’amour de Dieu, la mort et la résurrection de Jésus. Nous aussi nous sommes sauvés de la mort par cet amour infini de Dieu. C’est ce que montrent les quatre personnages en bas à droite de la fresque, avec l’inscription « par le baptême nous sommes mort et ressuscités avec le Christ ».

     

    Les fonts baptismaux de Cahuzac-sur-Vère

    Oui, nous sommes vraiment morts et ressuscités dans le Christ par notre baptême. Alléluia !


  • Le cloître d’Elne accueille jusqu’au 22 mai une exposition temporaire intitulée : « Trobadors, Trouvères, Minnesänger ». Elle est le fruit d’une collaboration entre la Maison de l’Europe du Berguedà (Catalogne-Berga et la commune d’Elne.

     

    « Trobadors, Trouvères et Minnesänger »

     

    Cette exposition plurilingue, présente une galerie de portraits de troubadours allant du XIIème au XIIIème siècle, de la Catalogne en passant par l’Occitanie jusqu’aux franges orientales et septentrionale du continent européen. Rappelons brièvement que ce mouvement littéraire comme musical pouvait à la fois encenser l’Amour (amour courtois ou fin’amor) ou se constituer comme une satire attaquant la société de cette époque (sirvente). Une exposition à découvrir, tout public (scolaires également), en complément de la visite de l’ensemble cloître-cathédrale et du musée archéologique.

     

    Bon à savoir

    Elne, siège épiscopal du Roussillon depuis 568 s’enorgueillit de sa magnifique cathédrale romane du XIème siècle et de son cloître en marbre blanc veiné de bleu (XIIème- XIVème siècle). Ce cloître à l’iconographie unique témoigne de la sculpture médiévale roussillonnaise. Sous les arcatures romanes qui donnent l’unité à l’ensemble des galeries, les chapiteaux évoluent de l’Art Roman à l’Art Gothique dans une floraison luxuriante de thèmes originaux (végétaux, animaux et religieux).

     

    Musée d’Histoire

    Situé dans la salle capitulaire du cloître, il témoigne de l’histoire locale. On y trouve une armoire liturgique du XIVème siècle provenant de la cathédrale Sainte Eulalie et Sainte Julie.

     

    Musée d’Archéologie

    Situé dans le cloître (chapelle Saint-Laurent), il présente du mobilier archéologique (objets, céramiques, …) qui provient de nombreuses fouilles conduites sur le territoire de la commune et qui reflète l’histoire d’Elne, depuis l’époque Néolithique jusqu’au Moyen Âge.

     

    Des visites guidées de la « vieille ville », du cloître et de la cathédrale sont organisées.

    Renseignements : Ouvert tous les jours sauf le lundi de 10h à 12h30 et de 14h à 17h. Pour plus d’informations contactez l’Office du Tourisme d’Elne au 04.68.22.05.07

    Article paru dans La Semaine du Roussillon






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