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     Jean Amade dans les années 20

     

    Jean Amade, en catalan Joan Amade,, né le 30 août 1878 à Céret (Pyrénées-Orientales) et décédé dans cette même commune le 3 mars 1949, est un des principaux représentants de la renaissance catalane littéraire et chef de file de ce mouvement en Roussillon.

    Écrivain et poète en catalan, il chercha à créer un modèle, tentant de combattre les préjugés dont souffrait cette langue, à développer la poésie. Son œuvre se plonge profondément dans les traditions régionales.

     

    Biographie

    Il regretta dès ses 18 ans la disparition de certaines traditions catalanes, ce qui annonça une réflexion et un engagement plus profond dans le catalanisme. Le régionaliste Jean Charles-Brun le gagna à sa cause. Devenu professeur d'université après des études à la Sorbonne et à la faculté de lettres de Toulouse où il obtint une agrégation en castillan en 1904, il fonda la société d'études catalane avec Joseph-Sébastien Pons le 6 juin 1906. En 1907, il créa la collection bibliothèque catalane afin de permettre la diffusion de travaux, de critiques, d'érudition et de favoriser un enseignement en catalan. Sous sa direction, la société des études catalanes édita la revue catalane à partir de 1915 où il publia un grand nombre de poèmes. La revue avait pour but de développer la poésie catalane et une refondation de la langue mais périclita en 1921, probablement à la suite de difficultés financières. Alors que littérairement il encourageait un renouvellement de la langue, incitant à l'abandon des archaïsmes, gallicismes et hispanismes, son œuvre se plonge profondément dans les traditions catalanes et roussillonaises.

    Il participa à partir de 1926 à la création des jeux floraux du Genêt d'Or, émanation du félibrige, à Perpignan, au titre de responsable de la langue catalane et à deux reprises, comme président. Lors de sa nomination en 1931 comme professeur à l'université de Montpellier, il poursuivit ses efforts pour développer la poésie en catalan, cherchant à attirer les plus jeunes et à maintenir le souffle de la renaissance catalane. S'il notait quelques progrès, découvrant Jean Narach et Joseph Médina, il conclut en 1938 « a la poesia catalana rossellonesa falta gent » (Il manque de gens à la poésie roussillonaise).

    Article tiré de Wikipédia

     


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