• Claude Joseph Buget, né à Bourg-en-Bresse (Ain) le 10 septembre 1770 et décédé à Perpignan (Pyrénées-Orientales) le 2 octobre 1839, général français.

    Son père, chirurgien-major de l'hôpital de cette ville, l'avait destiné à l'état ecclésiastique ; mais la révolution française chassa Buget du séminaire et le jeta dans les camps. Parti comme soldat, il fut nommé sous-lieutenant le 25 avril 1793 (6 floréal an I), dans un des régiments de l'armée du Nord, et attaché à l'état-major de Dugommier chargé du siège de Toulon. Il se distingua à ce siège et fut nommé adjudant-général, chef de bataillon.

    Le 14 juin 1794 (26 prairial an II), il fut envoyé à l'armée d'Italie en qualité de chef de brigade. Il reçut sa première blessure le 26 mars 1799 (6 germinal an VII) sous les murs de Legano, et le 16 mai 1799 (27 floréal an VII), il fut de nouveau blessé à Marengo. Le premier consul le récompensa de sa bravoure et de ses services par le grade de général de brigade le 29 mars 1801 (8 germinal an IX). L'année suivante, il reçut de Napoléon Bonaparte un sabre d'honneur et une lettre de félicitations.

    Un peu plus tard, l'Empereur lui donna la croix de commandant de la Légion d'Honneur , le titre de baron de l'Empire et une riche dotation en Wesphalie.

    Le général Buget continua à se couvrir de gloire dans toutes les affaires où il se trouva. À Friedland, il perdit la main droite emportée par un boulet; il en donna la nouvelle à sa femme dans une lettre écrite de la main gauche et empreinte d'un esprit de plaisanterie qui ne le quittait jamais. Treize jours après, on le revit à la tête de sa brigade, après l'amputation de l'avant-bras.

    M. Buget fit la guerre d'Espagne et se fit remarquer aux sièges de Saragosse et de Lérida ; à ce dernier siège, un boulet emporta la moitié de son chapeau et brisa sa longue vue dans la main qui lui restait. Quelques jours après, montant le premier à l'assaut, flanqué de deux grenadiers, il eut sa montre brisée dans son gousset par une balle.

    Rentré dans l'intérieur, il reçut le commandement supérieur de belle-Isle et ensuite celui des Pyrénées-Orientales.

    Employé à la défense de Paris, en juin 1813, la Restauration le rendit à la vie civile le 18 octobre suivant.

    Le maréchal Victor, ministre de Louis XVIII, le fit nommer lieutenant-général le 28 mars 1823.

    M. Buget est mort dans sa retraite, à Perpignan (Pyrénées-Orientales), le 2 octobre 1839.

    Victoire de Selva de Savalette était l’une des filles de Guillaume Savalette, écuyer, citoyen de la ville de Perpignan et receveur général des fermes du Roy de la même ville, qui avait épousé en 1745 à Saint-Matthieu, Marie-Agnès de HER, fille du secrétaire du duc de Noailles, conseiller du roi et contrôleur de la Monnaie de Perpignan.

    Elle se marie le 1er pluviôse an IV (21 janvier 1796) à Millas, (66, Pyrénées-Orientales), avec Claude Joseph BUGET (1770-1839), dont elle eut une fille : Éspérance Buget (1803-1856).

    Article tiré de Wikipédia


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