• Conquête de Valence

    Entrée de Jacques Ier à Valence. Musée du Prado, Madrid

     

    La conquête de Valence, contrairement à celle de Majorque, a été faite avec un important contingent d'Aragon. En 1231, Jacques rencontre Blasco de Alagon et le maître de l'ordre de l'Hôpital à Alcaniz, ensemble ils établissent les plans pour conquérir Valence. Blasco de Alagon suggère d'attaquer la population et d'éviter les fortifications. La première phase de la conquête consista à s'emparer de deux enclaves montagneuses : Morella, qui fut rapidement prise par Blasco de Alagon du fait de la faiblesse du gouvernement musulman local ; et Arès, qui fut conquise par Jacques. La conquête de ce qui plus tard allait devenir le royaume de Valence commence donc véritablement en 1232 avec la capture de Morella.

    En 1233 les troupes chrétiennes prennent Burriana et Peniscola. Elles se dirigent ensuite vers le sud pour atteindre le Jucar et la ville d'Alzira, qui est conquise le 30 décembre 1242. Entre 1243 et 1245, les troupes aragonaises atteignent les limites imposées à l'Aragon par le traité d'Almizra de 1244. Jacques Ier et l'infant Alphonse de Castille s'étaient entendus pour délimiter leurs zones respectives d'expansion dans les territoires musulmans. Les terres situées au sud de la ligne Biar-Villajoyosa sont dévolus à la Castille, y compris donc ce qui va devenir le royaume de Murcie, que le traité d'Elche de 1305 donnera à l'Aragon.

    À la fin des années 1240, Jacques doit faire face à toute une série de révoltes dirigée par le seigneur musulman Al Azraq. Jacques en sort néanmoins victorieux, il parvient à convertir les terres conquises, parfois de manière assez violente, et à les intégrer dans la Couronne d'Aragon, tout en respectant un grands nombre de leurs coutumes. Ainsi Jacques Ier prête serment de respecter les fors de Valence et les promulgue lors d'une réunion des corts valenciennes. La création du royaume va mettre un coup d'arrêt à la conquête et même si elle permet de stabiliser les frontières, elle mécontente la noblesse aragonaise qui se voit privée de ses possibilités d'expansion en terres valenciennes.

     

    Politique ultra pyrénéenne

    Par le traité de Corbeil de 1258, Jacques Ier renonce à ses prétentions sur l'Occitanie hérités de ses ancêtres lescomtes de Barcelone. En retour, le roi Louis IX de France s'engage à renoncer à ses propres prétentions sur les comtés catalans. En effet, en tant que descendants de Charlemagne, les rois de France ont toujours conservé leurs droits sur l'ancienne marche hispanique.

     

    Conquête de Murcie

    Normalement, au terme du traité d'Almaizra, Murcie était sous domination castillane. Durant plus de vingt ans, la coexistence entre chrétiens et musulmans amena à une période de grande prospérité. Toutefois, l'intolérance chrétienne face aux coutumes et traditions étant de plus en plus marquée, à partir de 1264, la région est en proie à de nombreuses révoltes des mudéjars murciens qui sont soutenues par les Nasride de Grenade et les Almohades d'Afrique. Le roi de Castille Alphonse X le Sage ne parvient pas à imposer son autorité, si bien que sa femme la reine Yolande, fille de Jacques Ier, demande de l'aide à son père. Les troupes aragonaises entrent en Murcie fortes de 10000 hommes, Pierre d'Aragon réussit à obtenir la victoire sur Muhammad ibn Hûd Biha al-Dawla, faisant passer Murcie dans le giron aragonais.

     


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