• Entre basse Salanque et Vercol

    Alénya au fil des siècles

    Cette carte a été expédiée le 12 août 1905 Collection de Jean Josset

    Les premiers habitants d'Alénya semblent être les hommes de l'âge de fer qui se sont installés sur les bords de l'étang, beaucoup plus étendu qu'aujourd'hui. Ils avaient choisi une petite éminence au lieu-dit Las Motas, les parties basses étant insalubres.

    Sur le territoire de la commune deux sites romains sont attestés. Le premier, toujours Las Motas et le second au Mas Chichet, au sud du village. Un troisième site supposé serait sur le territoire de l'actuel Mas Blanc.

    La première mention du village remonte à l'an 904 et fait allusion à des salines, en bordure de l'étang : « Stagno Alignanum ». Il s'agit d'un nom de domaine gallo-romain, la Villa Buacano.

    À l'époque, Alénya est en limite de la forêt de Bercol qui a pour centre Corneilla et qui s'étend jusqu’à Palau, Elne, Saint-Cyprien, Saleilles et au nord, Pollestres. Au delà, elle se prolonge jusqu'à Perpignan. On la nomme alors la « dévèse » du roi, une réserve de chasse royale clôturée. Cette forêt est constituée de chênes pubescents, de chênes-verts ou alzines, en catalan. Mais sont également présents des peupliers, des aulnes, des frênes et des hêtres.

    De nombreux étangs occupent les bas-fonds de toute cette région et ils sont la cause de nombreuses maladies transmises par les moustiques.

    Au milieu du XIIème siècle, Alénya est une possession de Ramon de Montesquieu, un neveu du comte du Roussillon Guilabert II. Les Montesquieu resteront seigneurs d'Alénya jusqu'en 1214. Vers la fin du Xiième siècle, on note à Alénya des donations en faveur des Templiers et l'on sait que ces derniers entreprendront partout où ils sont établis des travaux d'assainissement par le drainage des terres marécageuses. Si les cultures dominantes sont le blé, l'orge, le seigle et les plantes fourragères, la vigne est cependant mentionnée dès l'an 928.

    Au début du XVIème siècle, pendant le règne des Rois de Majorque, Alénya a fait partie de la puissante vicomté de Canet qui se compose de Canet, Sainte-Marie, Ville longue, Saint-Nazaire, Alénya, Thénar, Corneilla, Vieillarde, Moselle et Boaça. Quelques-uns de ces lieux ont disparu ou changé d'appellation. C'est le cas de Boaça, connu sous le nom de mas Blanc, intégré aujourd'hui au territoire d'Alénya.

    En 1373, deux familles font leur apparition à Alénya et à Boaça. Les Perapertusa pour Alénya et les Blan pour Boaça. C'est de cette époque que date le nom actuel de Mas Blanc qu'on écrit par erreur avec le « c » final.

    Pere Blan est issu d'une famille de marchands drapiers. Son nom vient vient du latin « blandus » qui signifie charmeur, ce qui n'a rien à voir avec la couleur blanche. Il sera consul de Perpignan et maître de l'atelier monétaire de la ville qui frappe les florins d'Aragon. Titulaire d'un poste de haute confiance, le roi Pierre III lui concédera les justices civiles de ses seigneuries ainsi que celle de Céret. En 1381, Pere Blan décède et son frère Perpenyà hérite de tous ses biens. Un lien très étroit unit cependant Alénya et Boaça car Perpenyà a deux filles alliées à la famille Perapertusa d'Alénya et un fils, Pere Blan II qui deviendra lui aussi seigneur de Boaça.

    Évidemment, il existait un château à Boaça, il a été malencontreusement rasé en 1974 mais son souvenir reste bien présent dans la mémoire des anciens.

    Article paru dans la Semaine du Roussillon

     


     

     


  • Le 17 octobre 1940, la furie de l'Aiguat a fait 370 victimes

    Le 17 octobre 1940, survenait l'épisode meurtrier le plus important subi par la partie nord de la Catalogne au XXe siècle, comportant la mort de 370 personnes. Le grand « Aiguat de 1940 » , étendu du 16 au 20 octobre, a occasionné le record européen de précipitations dans le hameau de La Llau, dans la région du Haut-Vallespir, où ont été relevés 840 mm en 24 heures. Une fort coup d'Est, additionné aux pluies apocalyptiques provoquant la furie des eaux du Tech, de la Têt, du Ter et du Fluvià, ou encore de l'Agly et du Galligans, a suscité une panique majeure, jamais observée depuis l'Aiguat de Sant Bartomeu, en août 1842. Mais en dépit de problématiques et de malheurs semblables, ce drame humain est un grand témoignage du verrouillage des territoires. En effet, la débâcle militaire du printemps en territoire français, la guerre civile en territoire espagnol, avaient amené le maréchal Pétain et le général Franco au pouvoir. Mais aujourd'hui, en 2010, à l'heure nouvelle du "transfrontalier", le regard porté sur cette catastrophe porte en lui ce cloisonnement politique. Les 50 morts des Pyrénées-Orientales et les 320 morts de la Catalogne du sud ont marqué les esprits, mais les rappels historiques restent séparés, comme les faits de l'époque. Sur le modèle du nuage de Tchernobyl ne franchissant pas les frontières de France, les drames vécus par Amélie-les-bains et Olot, dans deux vallées industrielles jumelles, le Vallespir et la Garrrotxa, démontrent un clivage issu des régimes anciens. 

    Le 17 octobre 1940, la furie de l'Aiguat a fait 370 victimes

    Catalogne du nord, octobre 1940

    Le 17 octobre 1940, la furie de l'Aiguat a fait 370 victimes

    Perpignan, Pont Joffre, 17 octobre 1940

    Le 17 octobre 1940, la furie de l'Aiguat a fait 370 victimes

    Le 17 octobre 1940, la furie de l'Aiguat a fait 370 victimes

    Le 17 octobre 1940, la furie de l'Aiguat a fait 370 victimes

    Le 17 octobre 1940, la furie de l'Aiguat a fait 370 victimes

    L'hôtel de l'Eden Parc à Vernet-les-Bains à demi détruit (cliché X, collection S. Roca)

    Le 17 octobre 1940, la furie de l'Aiguat a fait 370 victimes

    Le 17 octobre 1940, la furie de l'Aiguat a fait 370 victimes

    Article paru dans la Semaine du Roussillon


  • Catalogne : 75 ans de la "Retirada", au sud, un très discret anniversaire

    Il y a 75 ans, des centaines de milliers de réfugiés espagnols passaient la frontière. 

    En février 1939, il y a 75 ans, des centaines de milliers d’Espagnols ont fui vers la France. Du côté de l’Espagne, les commémorations sont rares.

    Le 8 février, il y a trois quarts de siècle, les habitants de Prats de Molló se réveillent, stupéfiés : sur le haut du Col d’Ares, une colonne ininterrompue de gens descend vers le village. Jusqu’au 12 février, 440 000 personnes franchiront la frontière à cet endroit-là, dont une centaine de milliers de Catalans. Le reste étant composé de ceux qui avaient déjà fui le sud de l’Espagne et s’étaient réfugiés en Catalogne.

    D’abord à Barcelone, puis à Gérone, à partir de la prise de la capitale catalane par les troupes séditieuses du général Franco, le 25 janvier. C’est à Gérone aussi que la plupart des Barcelonais se sont réfugiés et que se replient les gouvernements républicains, espagnol, basque et catalan, dans l’espoir fou que les pays démocratiques lanceront une offensive face à celle de Hitler et Mussolini, leurs avions ayant bombardé systématiquement Barcelone pendant toute une année, faisant 1 300 morts et 2000 blessés. Prélude et banc d’essai au bombardement de Londres, deux ans plus tard...

    La défaite de la Bataille de l’Èbre, suivie de la chute de Barcelone, sème la panique à Gérone. Tout le monde fuit vers la France ou vers les forêts environnantes... L’armée républicaine en déroute ferme les convois. C’est un défilé de pauvres hères. La France n’attendait que quelques 60 000 réfugiés... Derrière, les troupes franquistes les talonnent... et dès le 10 février, elles commencent à atteindre les Pyrénées et à bloquer les issues de secours.

    «Abandonnés deux fois»

    Soixante-quinze ans après, peu de monde tient à se souvenir en Catalogne. Paco Ibañez, fils de cet exode, a sonné le clairon des premières rares commémorations, dès le 28 décembre dernier au cours d’un concert à Tortosa: « Moi, je reste fidèle à tous ces gens abandonnés deux fois : par la mort ou l’exil, puis par l’oubli ».

    Car en cette année de vibrantes commémorations d’une Catalogne qui a décidé d’arborer l’image de future République indépendante, le souvenir de la défaite et l’horreur de l’exode n’ont pas leur place. Seuls les élus de la formation éco-socialiste Iniciativa per Catalunya-Esquerra Unida i Alternativa (ICV-EUiA) ont réclamé à leurs pairs une commémoration nationale en Catalogne. En vain.

    Quelques grandes villes, comme celle de Sabadell et gouvernées par le Parti socialiste, font exception. L’année 2014 y a été déclarée par son conseil municipal, Année de l’Exil Républicain, et sera marquée par une «manifestation de reconnaissance aux milliers de personnes qui se virent contraintes au départ ».

    Le musée de l'exil de la Jonquera à la pointe

    La Generalitat de Catalogne a largement confié au Musée-Memorial de l'Exil, installé à La Jonquera, le plus clair du souvenir des 75 ans de la Retirada, à travers quelques expositions et conférences. Parmi elles, l'exposition de l'artiste-peintre José Maria Guerrero Medina (jusqu'au 11 mai 2014), ou l'évocation, le 20 février à 21 h, des souvenirs de Francesc Vidal, complétées par un concert du chanteur Eric Fraj et du quartet Las Simples Cosas, qui interpréteront le célèbre chant révolutionnaire 'A las barricadas !'; et par une performance artistique, réalisée par Bernard Cauhapé.

    Le 18 février à 19 h, une conférence sera animée par Jordi Font, le directeur du Musée-Mémorial de l'Exil. Elle sera suivie de la projection du documentaire "Desde el silencio. El exilio republicano en el norte de África". Un colloque aura lieu avec Antonia Subirats, présidente de l'association "Fils et petits-fils de l'exil républicain".

    Le 18 mars à 19 h : la Culture catalane en exil par Maria Campillo, professeure de littérature catalane à lUAB (université autonome de Barcelone). Et ailleurs A Barcelone, l'historien Martí Marín, professeur d'Histoire Contemporaine à l'université autonome (UAB), fera une conférence sur les conséquences tragiques de la victoire franquiste sur la société catalane, le 13 février à 19 h à l'Auditori (Departament de Governació. Via Laietana, 26).

    Enfin, à Alicante (Communauté autonome de Valence), le 28 mars prochain, un navire prendra le départ du port à destination d'Oran en Algérie, en souvenir des 3 000 réfugiés qui montèrent à bord du Stanbrook, un navire marchand anglais. Le voyage durera 4 jours et les participants visiteront les camps de travail forcé et les quartiers d'Oran où vécurent les réfugiés. Cette traversée dramatique sera également évoquée le 21 février à l'université de Valence.

    Article paru dans l'Indépendant


  • Au camp de Saint Cyprien

    La gare de Elne destination finale des convois ferroviaires. Les détenus sont ensuite acheminés à Saint-Cyprien par camions.

    En Belgique, sont arrêtés le 10 mai 1940 et déportés « les étrangers de sexe masculins nés entre le 1er janvier 1881 et le 31 décembre 1923 ». Mais la liste de Saint Cyprien révélera que des gens plus âgés ou plus jeunes ont été également arrêtés et déportés. Après leur arrestation, les déportés sont rassemblés dans les grandes villes pour être évacués vers la France par convois ferroviaires. Ils ne connaissent pas leur destination finale. Selon des témoignages « le déplacement s’effectue dans des conditions inhumaines ; des milliers de gens sont entassés dans des wagons à bestiaux ou à marchandises. Ils ont faim, les conditions d’hygiènes sont insupportables, les étapes sont longues, la chaleur du début de l’été chauffe les wagons. Il n’y a pas de place pour s’asseoir ou s’étendre, pas de toilettes – les gens se soulagent à travers les lattes du plancher arrachées – il est impossible de se rafraîchir, le peu d’eau disponible étant bue (…) Le voyage dure de dix à quinze jours avant que les expulsés n’atteignent Saint Cyprien ». En fait, c’est à la gare de Elne qu’ils arrivent et ils termineront leur périple en camion, surveillés par des fantassins sénégalais armés. Un témoin signale que, lors du voyage, « des wagons entiers furent pillés par des patrouilles de gardes mobiles et de soldats ivres qui raflèrent les quelques francs des pauvres et les milliers de dollars des riches ».

    Au camp, ces nouveaux internés sont considérés comme des prisonniers de guerre et non pas traités comme des hébergés. Il y a partout des barbelés et les baraques sont faites de deux murs et un toit, posées à même le sable, sans plancher ni électricité. Au sud les Pyrénées, à l’ouest la lagune, à l’est la mer et au nord, derrières les barbelés, les baraques des Sénégalais. Chaque interné reçoit un numéro matricule et doit remettre aux autorités portefeuille, canif, stylo, documents personnels. À ceux qui n’ont pas été pillés en route, on ne laisse qu’une somme d’argent minime qui sera vite dépensée à la cantine. Huit jours après arrivent des ballots de paille mais ils sont envahis de poux. Deux semaines après, des couvertures sont distribuées. L’eau, parfois saumâtre, vient des pompes difficiles à amorcer et il n’y a pas de latrines. Bientôt, la dysenterie et la typhoïde s’installent, faisant de nombreuses victimes. 

    Article paru dans La Semaine du Roussillon


  • Nous ne sommes pas en Bretagne certes, mais nous n'avons pas à rougir de nos dolmens...Jusqu'à présent ils sont près de 150 à être recensés dans le département... Qu'est ce qu'un dolmen ? Où peut-on les trouver ?

    Si au départ, les dolmens étaient souvent considérés comme des pierres faisant office de lieu de sacrifice, il se trouve qu'en réalité ils servaient de tombeau à l'époque préhistorique.

    Bien entendu, lors de cette période les hommes n'ont pas toujours consacré de sépulture à leurs morts, c'est donc dans une préhistoire plus récente que commence à apparaître ce genre de monuments. Les dolmens les plus anciens présents sur la côte atlantique, la Bretagne, le Portugal et les Îles Britanniques datent d'environ 4000 ans avant Jésus-Christ. Dans notre département, ils sont plus récents et datent du début de l'ère du métal soit environ 2500 ans avant Jésus-Christ.

    Malgré tout, les découvertes de ces vestiges reste récentes. Dans les années 1950 seule une trentaine est connue dans le département. Aujourd'hui près de 150 sont inventoriés.

    Les premiers reconnus le sont au début du XIXème siècle, le premier inventaire mentionnant 25 dolmens paraît un peu moins d'un siècle plus tard en 1921. 

    Les dolmens des Pyrénées-Orientales

    Il n'existe aucun dolmen dans la plaine du Roussillon, ils sont situés en région montagneuse et le plus souvent sur un col ou une ligne de crête.

    Les dolmens présents dans le département sont construits à partir de matériaux trouvés sur place : schiste, gneiss, granit et bloc de quartz. Les dalles sont utilisées brutes ou à peine dégrossies. La plupart d'entre elles sont de taille réduite, moins de deux mètres de longueur, comparées à celles utilisées en Bretagne par exemple.

    Aucun ossement n'a jamais été retrouvé, notre terre acide ne permet pas leur conservation.

    Des dolmens dans les Pyrénées-Orientales

    Le dolmen du Moli del Vent à Bélesta

    Des dolmens dans les Pyrénées-Orientales

    Le dolmen de la Balma del Moro à Laroque-des-Albères

    Ce dolmen est particulièrement bien conservé, la dalle de granit qui le recouvre avoisine les trois mètres de long. Elle repose sur une dalle de chaque côté pour former un dolmen de type « à couloir ». Devant l'entrée sont dressées deux pierres qui délimitent le couloir étroit. Cette tombe collective vieille de 4000 ans, témoigne de l'occupation du territoire dès les temps préhistoriques . A cette époque néolithique, des groupes bien constitués se sont formés dans le massif des Albères.

    Des dolmens dans les Pyrénées-Orientales

    Le dolmen de la Cova de l'Alarb à Argelès

    Les dolmens, au nombre de douze dans les Albères, témoigne de la présence humaine dans notre région à la fin de la préhistoire. La commune d'Argelès en compte deux dont celui de la Cova de l'Alarb particulièrement bien conservé. De taille modeste, il a été édifié avec les matériaux trouvés sur place. Il se compose de plusieurs dalles plantées dans le sol et d'une dalle de couverture. Sa forme trapézoïdale et sa chambre restreinte laissent penser qu'il date de la fin du néolithique moyen, c'est-à-dire entre la fin du Vème siècle et la première moitié du IVème millénaire avant Jésus-Christ. Ce coffrage de pierre qui constitue la chambre funéraire était sans doute à l'origine recouvert d'un tumulus. Les dolmens servaient de tombes collectives, Ce dolmen a été classé monument historique en 1958.

    Des dolmens dans les Pyrénées-Orientales

    Le dolmen de la Siureda à Maureillas

    En 1985 un Cérétan qui fait des randonnées dans le secteur découvre le site, il s'agit du premier dolmen recensé à Maureillas, alors que les Aspres, les Albères et le Vallespir en recèlent tous au moins un. Ce dolmen simple qui s'ouvre sur le sud-est (orientation habituelle des mégalithes de Catalogne Nord) possède une chambre pratiquement carrée. Le dolmen et son tumulus sont adossés à l'éminence naturelle.

    Des dolmens dans les Pyrénées-Orientales

    Le dolmen Na Christiana à L'Albere

    C'est une clairière étendue sur un replat, à quelques encablures du Hameau de Saint-Jean. Ici se trouve un grand dolmen : le dolmen de Na Christiana. Ce nom évoquerait « La Chrétienne »- « Na » en catalan voulant jadis dire le ou la devant un nom propre. Quand les celtes païens furent abandonnés pour une doctrine catholiques, tous les anciens lieux de culte furent systématiquement « christianisés » : ici par le nom, mais souvent aussi par des croix gravées, ou carrément par la destruction du monument ensuite remplacé par une chapelle, dans le but avoué de remettre les hérétiques dans le droit chemin. L'ouverture de ces dolmens, quasi systématiquement orientés vers le sud, l'est ou le sud-est, conforterait l'idée d'un culte solaire bien répandu.

    Lexique :

    Dolmen : Il peut être simple ou à couloir. Trois dalles délimitent une chambre carrée ou rectangulaire couverte d'une seule dalle. Si le dolmen est à couloir les supports latéraux sont prolongés par une allée de dalles.

    Tumulus : Tas de pierre ou de terre sous lequel un dolmen peut être édifié, c'est en son centre que l'on retrouve la « chambre funéraire ».

    Menhir : Monument mégalithiques de pierre brute ou légèrement dégrossie, de forme allongée, de hauteur variable (généralement 3 à 10 mètres), fiché verticalement dans le sol et faisant généralement partie d'un ensemble disposé parfois en ligne, parfois en cercle ou demi-cercle.

    Cupule : Creux circulaire fait par l'homme préhistorique sur les dolmens afin de déposer des offrandes alimentaires aux morts. Des rigoles sont aussi parfois creusées pour des offrandes liquides.

    Article paru dans la Semaine du Roussillon