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    Un tournant en Catalogne Nord ?

    La mobilisation pour la dénomination du pays catalan a été spectaculaire… 

     

    Ce samedi a eu lieu le congrès fondateur d’un nouveau parti politique en Catalogne Nord. Il est la suite logique du collectif « Oui au Pays Catalan » créé en mars dernier par des élus et des militants en contestation du nom que s’est choisi la région hybride « Occitanie » (issue de la fusion des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon).

     

    En effet, si l’Occitanie est une entité historique et culturelle bien plus vaste que le périmètre de la nouvelle chimère administrative, la Catalogne Nord (qui recouvre assez justement les limites du département des Pyrénées-Orientales) se retrouve dissoute dans une identité qui n’est pas la sienne. Ce mouvement, appuyé par 163 des 226 maires du département, demandait que soit rajoutée la mention « pays Catalan » à la suite du nom « Occitanie ». Un recours juridique a été déposé mais il a peu de chance d’aboutir. Pour appuyer cette demande, une manifestation de protestation réunissant environ 10 000 personnes a été organisée à Perpignan début septembre. Depuis cette belle mobilisation, de nombreux maires des Pyrénées-Orientales ont fait apposer un panneau « Pays Catalan » en dessous des panneaux d’entrée de leur commune.

     

    Ainsi donc, le parti politique « Oui au Pays Catalan », issu du comité éponyme a vu le jour lors du congrès qui s’est déroulé à Perpignan. Près de 250 militants se sont réunis pour ce moment fort (et une centaine d’inscriptions par internet). Le conseil directeur du parti, composé de 14 militants de 31 à 63 ans chargés du développement du mouvement, a été présenté et validé. Il faut noter que la CDC (Convergence Démocratique de Catalogne), dirigée par Jordi Vera pour la Catalogne Nord, est partie prenante de cette nouvelle dynamique.

     

    Les responsables de ce nouveau parti précisent : « Le territoire des Pyrénées-Orientales est effacé par une région « Occitanie » qu’il n’a pas choisie. Son avenir, son économie et son identité méritent une force politique nouvelle, « Oui au Pays Catalan », fruit des mobilisations populaires de 2016 à Perpignan. Ce rassemblement, novateur et politiquement transversal, s’appuiera sur un nom reconnu, comme le Pays Basque, et sur une identité dynamique, qui unit et fédère. Il reposera sur une communauté soudée et solidaire, aux origines diverses. Il saura compter sur un peuple fier, qui a droit au respect et à la parole, pour un avenir positif ».

     

    OPA souhaite affirmer le Pays Catalan dans le contexte imposé par la région « Occitanie ». L’objectif est de créer à Perpignan une Collectivité Territoriale Unique (CTU), dans le cadre de la République Française, selon l’article 72 de la Constitution.

     

    Jean-Marie Roger a imputé le « problème du Pays Catalan » aux « élus que nous avons choisis », car « le manque de vision stratégique est notoire ». Il a ajouté : « Le béton ne doit pas condamner l’avenir agricole. Faire croître notre population pour compenser la baisse de la dotation de l’État aux communes, est une folie ». Annabelle Brunet a résumé : « notre projet est économique, identitaire, politique ». Et Jordi Vera a conclu : « sans économie, il n’y a pas de vie sociale, pas de vie culturelle, pas de vie tout court ».

     

    Le 26 octobre sera organisée une première réunion décentralisée, au Centre la Baillie d’Arles sur Tech, suivie d’une deuxième, le 3 novembre en Cerdagne.

     

    Une nouvelle aventure commence donc. Nous suivrons avec attention leurs avancées, et leur souhaitons d’ores et déjà tout le succès que leur entreprise mérite.

     

     Article paru dans Le Peuple breton

     


  • 28 janvier 

    Journée organisée par le Cercle généalogique du Languedoc

    Maison de la vie associative 

    15 rue du général Margueritte 

    34500 Béziers. 

    Entrée libre / 9h-12h 14h-17h30. 


  • Journées régionales de la généalogie – Toulouse (31)

    Cette manifestation annuelle traditionnelle de la Généalogique se déroulera cette année en novembre.

    L’EGMT (entraide généalogique du midi toulousain) est l’organisatrice de ce grand rassemblement des généalogistes du Midi Toulousain. Au cours de ces deux journées, se mêleront aux associations du grand ouest des professionnels de la généalogie (librairie, arbres, logiciels…).

    Détails

    Début : Le samedi, 5 novembre, de 14h00 à 18h30

     Fin : Le dimanche, 6 novembre, de 10h-12h et 14h-18h

    Prix : Gratuit

    Lieu : Centre culturel de Fontaine-Lestang 59 rue Vestrepain Toulouse, 31100 France

    Téléphone : 0534639106

    Site Web : egmt.org 

    Organisateur : EGMT 

    Courriel : contact@egmt.org

    Site Web : http://egmt.org/ 


  • Hugues Di Francesco et Alain Casenova des Al Chemist présentent "Occexit" à Collioure

     

    100.000 vues sur Facebook en moins de 24h, des centaines de commentaires, des milliers de partages… Un carton exceptionnel, pour une vidéo filmée avec des téléphones dans la cabine d’un camion, qui montre la toute première version publique du titre « Occexit » du groupe catalan Al Chemist, mené par Hugues Di Francesco et Alain Casenova. 

    Ce lundi 11 juillet, ils remettent ça pour les journalistes devant le clocher de Collioure, avant une prochaine version plus soignée impliquant l’ensemble du groupe.

    Et voici la chanson en question, filmée par La Semaine :

    https://www.lasemaineduroussillon.com/2016/07/11/nom-region-al-chemist-occexit/ 

    L’idée est née suite aux polémiques autour du nom Occitanie pour la nouvelle grande Région. « Ce n’est pas normal, en ayant mille ans d’histoire, de se faire appeler Occitanie » affirme le chanteur Hugues Di Francesco. « Si on ne garde pas le nom catalan, dans trente ans ou cinquante ans on ne pourra pas l’expliquer aux gens, à nos enfants. On ne veut pas sortir de la région, on ne fait pas de politique. La beauté de la France c’est d’avoir des départements qui ont une identité. Le pays catalan doit exister et on essaye de l’enlever en aseptisant tout. »

    Pour autant, les Al Chemist insistent sur leur volonté de rassembler plutôt que de diviser. « L’essentiel c’est l’honnêteté, on ne veut pas être récupérés. Mais on ne peut pas nous appeler « Occitanie » comme ça, ça me fout les boules, c’est viscéral. » Et Alain d’ajouter : « Ce n’est pas un sujet majeur, il y a des gens qui meurent ailleurs dans le monde, mais c’est une question d’échelle. L’identité c’est important. »

    Finalement c’est dans la chanson que Hugues résume le mieux l’idée : « On n’est pas contre un beau mariage, mais que chacun garde son nom, pour la paix des ménages ».

    On peut s’attendre à ce que la diffusion de la chanson explose, vue l’engouement initial. Avec des versions sur scène prévues prochainement, pourquoi pas à la féria de Céret.