• La commune d’Elne accueille à la Maternité Suisse d’Elne l’exposition de la Maison d’Izieu – Mémorial des enfants juifs exterminés : « La Colonie d’Izieu, mai 1943-avril 1944 ».

    Cette exposition présente une série de photographie qui provient de plusieurs collections de particuliers ayant tous été à la colonie d’Izieu ou l’ayant côtoyée à des moments divers, entre 1943 et 1944. Ces photographies ont été prises au cours de deux périodes :

    - la plupart, à l’été 1943 par deux adolescents : Paul Niedermann et Henri Alexander, deux monitrices, les sœurs Renée et Paulette Pallarès et par Philippe Dehan, le cuisinier.

    - le 26 mars 1944, douze jours avant la rafle, Marie-Louise Bouvier, nièce de la propriétaire de la ferme voisine, Madame Perticoz prend sept photos d’un petit groupe d’enfants.

    Au fils des clichés s’exprime l’apparente insouciance de la vie quotidienne d’une colonie ordinaire : représentation théâtrale, jeux dans les prés, séances de pluches, toilette, lessive, distribution de courrier, etc. Entre mai 1943 et avril 1944, la colonie accueille plus d’une centaine d’enfants, juifs pour la plupart. Ils sont originaire de différents pays d’Europe, Allemagne, Autriche, Belgique, Luxembourg Hongrie, etc. Fuyant avec leurs familles les persécutions antisémites, ils ont souvent traversé l’Europe à la recherche d’un refuge.

    A Izieu, nombreux sont ceux qui ont perdu un parent, voire les deux et beaucoup arrivent séparés de leurs frères et sœurs. La colonie se veut être un lieu de passage, certains enfants ne restent que quelques semaines ou quelques mois.

    Le 6 avril 1944 sur ordre de Klaus Barbie, 44 enfants et 7 adultes présents à la colonie sont arrêtés. Internés à la prison de Montluc, ils sont transférés à Drancy d’où ils sont déportés.

    A l’exception de deux adolescents et de Mirou Zlatin, fusillés à Reval (aujourd’hui Tallinn en Estonie), le groupe est déporté à Auschwitz. Seule Léa Feldblum, une éducatrice, en revient, tous les autres sont gazés dès leur arrivée.

    La Colonie d’Izieu

     Colonie d’Izieu, été 1943. La fête à la fontaine. Maison d’Izieu/coll. Succession Sabine Zlatin

    Renseignements : Maternité Suisse, Château d’en Bardou, route de Bages. Jusqu’au 8 juin, ouvert tous les jours sauf le lundi de 10h à 12h30 et de 14h à 17h. Renseignements au 04.68.22.05.07

    Article paru dans « La Semaine du Roussillon »


  • Mémoire de l’internement

    Salle d'exposition du Mémorial, Rivesaltes

     

    Inauguré par le premier ministre en octobre 2015, le Mémorial du camp de Rivesaltes, près de Perpignan, se veut un lieu de référence des mémoires et de l’histoire de l’internement en France. Espace d’échanges et de débats, le Mémorial a inscrit les actions pédagogiques au cœur de son projet.

    Le Mémorial du camp de Rivesaltes est construit sur l’ancien îlot F du camp, au milieu des vestiges des baraques, derniers témoins d’un camp où plus de soixante mille personnes sont passées. Conçu par l’architecte Rudy Ricciotti qui a choisi « d’affronter la violence cachée de ce lieu », le bâtiment partiellement enfoui dans le sol, s’insère parfaitement dans son environnement.

    Sur 1000 mètres carrés d’exposition permanente, le visiteur découvre l’histoire singulière de ce camp et des populations qui y ont été internées ou qui y ont transité au rythme des grands drames du XXème siècle : camp d’internement du sud de la France en 1941 et 1942 pour les Républicains espagnols, les juifs étrangers et les tsiganes, centre de séjour surveillé par les collaborateurs et dépôt de prisonniers de guerre entre 1944 et 1948, lieu de relégation pour les Harkis et leurs familles entre 1962 et 1964, lieu de transit pour les tirailleurs guinéens, nord-vietnamiens et malgaches en 1965. La scénographie replace le récit singulier de ce lieu, longtemps oublié, au cœur de l’histoire des déplacements forcés de populations au cours de cette période, qui a connu une diversité d’histoires et de mémoires. Elle rappelle également le contexte historique des camps français d’internement entre 1938 et 1946.

    La transmission de l’histoire au cœur des actions pédagogiques

    Ses multiples ressources – expositions, programmes culturelle et scientifique, pôle pédagogique et centre de documentation – contribuent à faire du mémorial un lieu d’échanges et de débats avec l’organisation de colloques, séminaires, conférences, ouverts à tous. En direction de la jeunesse, il a développé au sein du service éducatif une offre pédagogique pour les élèves, déclinée à tous les niveaux scolaires. Pour ce faire, l’équipe du mémorial, renforcée par la présence de six enseignants détachés par le rectorat, s’implique dans les projets pédagogiques et accompagnent les professeurs et leurs élèves au cours des visites et de la réalisation de travaux, prépare et encadre des sessions de formation des enseignants.

    Certaines actions pédagogiques sont développées en lien avec la programmation comme « Les nuits du Mémorial ». Ces événements réunissent public et personnalités, artistes et représentants de la société civiles, qui exposent leur histoire ou expliquent leur démarche. D’autres manifestations culturelles – les journées européennes du patrimoine ou la Semaine nationale de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme – constituent autant d’occasions d’associer les établissements scolaires lors des visites, conférences, tables rondes ou encore spectacles. Des « Rencontres de jeunes Européens » sont également organisées chaque année. Toutes ces activités qui associent les jeunes participent au dialogue intergénérationnel et font partager le message humaniste du mémorial.

    Par ailleurs, le mémorial s’est doté d’un conseil scientifique pour poursuivre les recherches sur l’histoire du camp, recueillir des témoignages, enrichir les fonds documentaires et publier des ouvrages. Son projet scientifique est d’élargir l’histoire du camp à l’ensemble des sciences humaines, en trouvant des prolongements dans le monde contemporain, notamment sur les déplacements forcés de la population.

    Pour en savoir plus : www.memorialcamprivesaltes.eu 

    Article paru dans « Les chemins de la Mémoire »


  • Rudyard Kipling comparait le Canigó aux montagnes d'Afrique du Sud ou à l'Himalaya. Mais pourquoi comparer ce qui ne peut l'être? Le Massif du Canigó est unique. Véritable géant de pierre qui culmine à 2 784,66 mètres, gardien de la frontière entre le Sud et le Nord de la Catalogne et protecteur du passage entre deux mondes : la plaine et la montagne. Visible de la mer, il en est devenu un des phares naturels. 

     

    Le Massif du Canigó, entre terre et ciel

    Le Tech, un vieux village du Haut Vallespir

     

    Il faut imaginer le Massif du Canigó comme une île, retenue seulement par quelques rochers. L'occident se tourne vers les montagnes, des douceurs du plateau du Pla Guillem aux chaos des crêtes des Esquerdes de la Rotjà. L'orient plonge vers la mer. Du septentrion au midi, les balcons dominent la vallée du Conflent, creusée par la Têt, le plus long fleuve du département et la vallée du Vallespir, façonnée par le Tech. Ces balcons sont totalement différents. Du côté de la Têt, les vallées sont douces et s'ouvrent vers la plaine du Roussillon, plantées de pêchers et autres fruitiers contrairement au Vallespir qui est plus encaissé et beaucoup plus sauvage et boisé d'essences montagnardes.

    L'arrivée par la route qui mène à Prades montre la puissante masse du Canigó, protégé par d'innombrables collines, formant de petits îlots sur lesquels s'accrochent les villages de Los Masos, Espira-de-Conflent ou Finestret. On remarquera dans ce paysage modelé par l'Homme, des terrasses soutenues par des murs de pierres sèches issues directement d'anciennes cultures appelées « Feixes ».

    Une des particularités du massif est de présenter la fusion de différents types de climats. Un climat méditerranéen à sa base, caractérisé par une plaine arboricole de fruitiers et du maquis. S'en suivent des climats montagnards, subalpins et alpins invitant le randonneur à passer du citronnier aux forêts de hêtres et de conifères, de la garrigue à un glacier suspendu. Même les vents ne semblent pas être d'accord. Au nord souffle la Tramontane, puissante et sèche, alors qu'à l'Est, le Marin apporte douceur et humidité.

    L'hiver, le temps semble s'arrêter et le Canigó revêt un manteau blanc.

     

    Un peu d'histoire... 

    L'origine de la présence de l'Homme dans le massif se perd dans la nuit des temps. Des gravures rupestres et différents vestiges retrouvés permettent de dater une activité humaine dès la fin du néolithique. Menhirs et dolmens abondent et témoignent de la volonté des habitants de l'époque d'être inhumés dans les entrailles de cette montagne déjà sacrée. Surgissant du fond des âges, le dolmen du col del Tribe à Molitg-les-Bains tire son originalité de son superbe point de vue sur le Canigó. À Arles-sur-Tech, la « Caixa de Rotllan » est un dolmen du IIIe millénaire avant Jésus-Christ.

    Puis, les bergers ont construit des bâtiments en roches empilées appelés « Orris », véritables igloos de pierres, qui servaient et servent encore à la protection des hommes et des bêtes. L'origine de ces constructions est très ancienne mais c'est surtout au XIXe siècle qu'elles sont le plus utilisées.

    Les tours à signaux de Batère ou de Mir faisaient-elles parties du réseau de communication permettant une transmission d'informations rapide entre le Roussillon et le Haut-Conflent ou le Haut-Vallespir. Ces tours de guet sont appelées « guardies » ou « farahons » en catalan.

    Avec la signature du Traité des Pyrénées entre la France et l'Espagne en 1659, la Catalogne est coupée en deux. Pour protéger ces territoires, le célèbre ingénieur et militaire Vauban a la lourde responsabilité de bâtir et d'améliorer une ligne de défense. Dans le massif, trois ouvrages sont particulièrement remarquables. Fort les bains à Amélie-les-Bains, construit en 1683 sur les ruines d'une forteresse du XIIIe siècle, Fort Lagarde à Prats-de-Mollo-la-Preste, bâti en 1686 dans le prolongement des fortifications de la ville et Fort Libéria à Villefranche-de-Conflent qui date de 1681. 

     

     

    Le Massif du Canigó, entre terre et ciel
     

    Le fort Libéria - Villefranche-de-Conflent

     

    Abbayes et Prieurés 

    Tel l'Olympe, le Canigó pourrait être la montagne des dieux. Le massif possède tellement d'églises, de prieurés et de monastères dans ses vallées et sur ses crêtes que l'on peut parler d'un véritable art roman catalan. Les Prieurés de Serrabona et de Marcevol se font quasiment face et sont des témoins de ce XIIe siècle qui verra naître les plus belles cathédrales.

     

     

    Le Massif du Canigó, entre terre et ciel

     Région du Vallespir offrant une vue du Canigou

     

    Les abbayes de Saint-Michel de Cuxa, Saint-Martin du Canigó et de Sainte-Marie à Arles-sur-Tech sont des joyaux de l'art roman catalan bâties dès le Xème siècle et évoluant au fil du temps. Saint-Martin est la plus impressionnante par sa situation, posée sur un piton rocheux tel un vaisseau de pierre. Ces lieux de spiritualité sont toujours occupés par des croyants et des religieux.

    Du XVIIe au XIXe siècle, la montagne a souffert des bienfaits qu'elle apportait aux hommes. Il fallait brûler les forêts de ses flancs pour extraire le fer de ses entrailles. Cette déforestation fut une véritable catastrophe écologique.

    L'ouverture de pistes aux engins motorisés et par conséquent la facilité d'accès au sommet ont contribué à la mise en danger du massif sur les plans écologique et environnemental. On s'approchait d'un tourisme de masse destructeur qui aurait pu provoquer des dégâts irrémédiables. C'est donc en 1951 que le Pic du Canigó a été classé sur 443 hectares. Enfin, le 13 juillet 2012, le massif du Canigó a obtenu le label Grand Site de France. Aujourd'hui, le site classé compte 23 000 hectares et intègre les trois Réserves naturelles nationales et les cinq refuges gardés du Tour du Canigó.

     

     

    Le Massif du Canigó, entre terre et ciel

     Le mont Canigou.

     

    Une faune et une flore uniques 

    Le massif jouit de quatre réserves naturelles, Mantet, Nyer, Py et Prats-de-Mollo-la-Preste. Ces réserves proposent une diversité d'habitats importante allant de la forêt à une lande ou une pelouse, de torrents à des micros habitats comme les mares, de tourbières à des étangs. Les forêts du versant nord peuvent être extrêmement froides alors qu'au sud les expositions sont beaucoup plus chaudes. 

    Les grands mammifères abondent dans le massif. On peut facilement voir des isards au cours d'une randonnée. Les trois grands prédateurs européens, l'ours, le loup et le lynx ne sont pas tous présents. L'ours a pratiquement disparu des Pyrénées. Officiellement il n'y a pas de lynx, malgré quelques témoignages visuels. Depuis de nombreuses années, le loup laisse des traces dans la neige et ses itinéraires sont connus.

    Dans le ciel, on peut admirer l'aigle royal, des vautours fauves, le gypaète barbu et son ventre rouge orangé. Depuis peu de temps le vautour percnoptère d'Égypte niche dans le Vallespir. Les oiseaux sont variés et nombreux, tels les passereaux de montagne, le lagopède alpin ou perdrix des neiges, le grand corbeau, le bec croisé des sapins. Le grand tétras est aussi présent.

    Il n'y a pas que des animaux sauvages qui peuplent le massif. Le pastoralisme participe au maintien d'une montagne accessible et entretenue. L'approche d'un troupeau est annoncée par les bêlements, le tintement des cloches, les allers retours incessants des chiens de berger noir et blanc, ou l'aboiement des patous, les grands chiens de protection au pelage blanc. 

    Le Canigó protège sa biodiversité et sa beauté naturelle. Mais la montagne a également nourri les hommes, leur a donné du travail et les a soignés grâce à ses eaux venues des profondeurs. De son ventre sont sortis des millions de tonnes de fer. De ses flancs, l'homme a rasé des forêts entières. Il a exploité tous les trésors que ce massif pouvait lui apporter ; avec excès dans les temps anciens, avec réflexion de nos jours et surtout une volonté immense de protéger l'existant.


  •  Saint-Michel de Cuxa


    Saint-Michel de Cuxa, est un des monuments emblématiques du département des Pyrénées-Orientales. Son abbaye construite entre 953 et 974 est l’une des plus anciennes de France, témoignage de l’architecture pré-romane. Son cloître dont une partie des chapiteaux est exposée aux États-Unis, sa tribune de marbre rose taillée au début du 12ème siècle, sont des chefs d’œuvres d’art roman. Marqué par la présence de l’abbé Oliba, une figure historique de la Catalogne, à l’origine de la Trêve de Dieu, le site conserve un magnétisme particulier. Notamment sa crypte à la forme ovoïde si spécifique.

    Le site, déserté après la révolution française, s’est dégradé. Une partie de ses belles pierres a disparu. Un des clochers s’est effondré. La restauration de Saint-Michel a commencé dans les années 1950. Après qu’on ait réuni quelques un de ses éléments, le cloitre a été reconstruit partiellement. En 1952, Pablo Casals dirige un concert dans les ruines de l’église pour appuyer et soutenir sa restauration. Le site devient un lieu d’exposition et de concert. En 1965, une petite communauté bénédictine catalane y trouve refuge. Mais une partie du lieu est encore en ruine. L’année dernière, autour d’Olivier Poisson, ancien Architecte des bâtiments de France, s’est créée un fonds de dotation. Avec l’appui de l’association culturelle de Cuxa et les moines de l’abbaye, a été lancé le projet de restaurer une partie de Saint-Michel de Cuxa. Et notamment la sauvegarde du logis du Grand Sacristain, au cœur de l’abbaye, pratiquement en ruine.

     

    Accueil et l’accès du lieu y compris aux handicapés

    Le projet vise aussi à restaurer la tribune de Saint-Michel de Cuxa, un très bel ensemble construit vers 1150 et qu’il serait possible de restaurer à partir des éléments restants, comme cela a été fait en 2015 pour celle semblable de Serrabona. La restauration a également pour objectif de refaire l’accès et l’accueil du lieu y compris aux handicapés. Les fonds nécessaires pour réaliser l’ensemble de ce projet de restauration sont estimés par Olivier Poisson à 2 millions d’euros. « L’État va participer à hauteur de 50 %, la Région va prendre en charge 15 %. On attend une réponse du Conseil départemental pour 15 %. Il faudrait trouver entre 25 et 350.000 d’euros pour boucler le financement » explique Olivier Poisson.

    Pour parvenir à cela, il est fait appel au financement participatif du public. Un soutien financier demandé via une contribution des particuliers et des entreprises. Ce qui permettra d’ailleurs de bénéficier d’avantages fiscaux.

    « Quel intérêt pour nous entrepreneur d’appuyer cette démarche s’est interrogé Raymond Fondeville, PDG de l’entreprise familiale spécialisée dans la construction, et soutien du projet. Ce qui est évident, c’est que plus on préservera notre histoire, nos paysages, plus on laissera une terre où nos enfants pourront vivre. Il faut que l’on participe tous à ce développement ».

    Un souhait qui devrait se réaliser dans les semaines qui viennent.

    Pour contribuer, demander les renseignements : contact@cuxa.org 

    Article paru dans La Semaine du Roussillon


  • En entrant dans l’église de Cahuzac-sur-Vère, vous pourrez admirer ses fonts baptismaux en entrant à gauche. Ci-dessous, les explications des trois fresques de Nicolas Greschny.

     

    Adam et Eve chassés du Jardin d’Éden

    Nous voyons Adam et Éve chassés du paradis terrestre ainsi que l’ange du Seigneur : Dieu (dans l’ancien Testament, on ne pouvait pas représenter Dieu) qui chasse Adam et Éve du jardin, représenté par des arbres.

    Adam et Éve sont habillés de peau de bête « car ils virent qu’ils étaient nus ». Ils découvrent leur nudité, ce qui signifient qu’ils découvrent leur faiblesse, qu’ils sont humains et qu’ils ne sont pas Dieu : ils sont créatures. Le mal, le diable est figuré par le serpent. En hébreu, le même mot est utilisé pour serpent et rusé. Depuis le début de la création, l’homme s’est rendu pêcheur. Souvent il ne reconnaît pas que Dieu est amour et agit comme si Dieu, n’existait pas.

     

    Les fonts baptismaux de Cahuzac-sur-Vère


     

    La parabole de la vigne et des sarments

    Nous voyons la parabole de la vigne et des sarments. Le pied de la vigne, le Christ, (au centre en bas) est représenté par les pains et le poisson. Au centre et en haut, il y a la main de Dieu le Père et la colombe de l’Esprit saint. Nous avons ainsi la Trinité. De ce pied de vigne qu’est le Christ partent des sarments qui portent des feuilles et des fruits et les douze apôtres. Judas n’est pas présent mais remplacé par saint Paul. En fait, dans l’évangile, judas a été remplacé par Matthias. Ceux qui ont écrit dans le Nouveau Testament sont peints avec un livre à la main. De gauche à droite, nous avons Jean (le plus jeune), Pierre (avec ses clés), Paul et Mathieu. Les apôtres représentent l’Église et ses membres, dont nous faisons membres. Il est important que nous soyons rattachés au Christ pour produire du fruit en abondance.

     

    Les fonts baptismaux de Cahuzac-sur-Vère


     

    L’icône de la résurrection

    Cette fresque est dite « de la descente aux enfers », elle est par excellence de l’icône de la résurrection. Au fond, nous voyons le calvaire et les trois croix qui représentent la mort du Christ et de la ville de Jérusalem. À gauche du centre, se trouvent l’ange de la résurrection et les trois femmes qui viennent au tombeau pour embaumer le corps de Jésus. Au centre, nous voyons le Christ vêtu de blanc (il est ressuscité) marchant sur des planches, un squelette (représente la mort) et prenant la main des personnages qu’il sort de cet enfer. Parmi ceux-ci se trouvent Adam et Ève, Jean Baptiste, David et Salomon. Adam et Ève sont chassés du paradis à cause de leur faute et, ici, ils sont les premiers que Jésus va chercher pour être sauvés. Ainsi, tous les hommes sont sauvés par l’amour de Dieu, la mort et la résurrection de Jésus. Nous aussi nous sommes sauvés de la mort par cet amour infini de Dieu. C’est ce que montrent les quatre personnages en bas à droite de la fresque, avec l’inscription « par le baptême nous sommes mort et ressuscités avec le Christ ».

     

    Les fonts baptismaux de Cahuzac-sur-Vère

    Oui, nous sommes vraiment morts et ressuscités dans le Christ par notre baptême. Alléluia !