• Le cloître d’Elne accueille jusqu’au 22 mai une exposition temporaire intitulée : « Trobadors, Trouvères, Minnesänger ». Elle est le fruit d’une collaboration entre la Maison de l’Europe du Berguedà (Catalogne-Berga et la commune d’Elne.

     

    « Trobadors, Trouvères et Minnesänger »

     

    Cette exposition plurilingue, présente une galerie de portraits de troubadours allant du XIIème au XIIIème siècle, de la Catalogne en passant par l’Occitanie jusqu’aux franges orientales et septentrionale du continent européen. Rappelons brièvement que ce mouvement littéraire comme musical pouvait à la fois encenser l’Amour (amour courtois ou fin’amor) ou se constituer comme une satire attaquant la société de cette époque (sirvente). Une exposition à découvrir, tout public (scolaires également), en complément de la visite de l’ensemble cloître-cathédrale et du musée archéologique.

     

    Bon à savoir

    Elne, siège épiscopal du Roussillon depuis 568 s’enorgueillit de sa magnifique cathédrale romane du XIème siècle et de son cloître en marbre blanc veiné de bleu (XIIème- XIVème siècle). Ce cloître à l’iconographie unique témoigne de la sculpture médiévale roussillonnaise. Sous les arcatures romanes qui donnent l’unité à l’ensemble des galeries, les chapiteaux évoluent de l’Art Roman à l’Art Gothique dans une floraison luxuriante de thèmes originaux (végétaux, animaux et religieux).

     

    Musée d’Histoire

    Situé dans la salle capitulaire du cloître, il témoigne de l’histoire locale. On y trouve une armoire liturgique du XIVème siècle provenant de la cathédrale Sainte Eulalie et Sainte Julie.

     

    Musée d’Archéologie

    Situé dans le cloître (chapelle Saint-Laurent), il présente du mobilier archéologique (objets, céramiques, …) qui provient de nombreuses fouilles conduites sur le territoire de la commune et qui reflète l’histoire d’Elne, depuis l’époque Néolithique jusqu’au Moyen Âge.

     

    Des visites guidées de la « vieille ville », du cloître et de la cathédrale sont organisées.

    Renseignements : Ouvert tous les jours sauf le lundi de 10h à 12h30 et de 14h à 17h. Pour plus d’informations contactez l’Office du Tourisme d’Elne au 04.68.22.05.07

    Article paru dans La Semaine du Roussillon


  • Du 3 au 6 février, Port-Vendres vous invite à l’exposition « La Retirada » au Centre Culturel.

    Février 1941, afin de prévenir une éventuelle insurrection et d’expurger les camps du sud de la France des éléments les plus « dangereux pour la sécurité nationale », Vichy prévoit de déporter 5000 internés français et étrangers vers deux nouveaux camps d’internement algériens : Djelfa, terminus sud-saharien pour les internationaux, et la redoute de Bossuet pour la majorité des Français.

    Du 2 mars 1941 au 27 août 1942, dix convois quittent Port-Vendres pour Oran et Alger emportant dans leurs soutes 529 militants communistes français et 1100 étrangers dont 600 réfugiés espagnols et près de 500 anciens brigadistes internationaux en provenance des camps de Vernet, d’Ariège, et d’Argelès-sur-Mer.

     

    Jeudi 4 février : Hommage aux républicains espagnol à la stèle du cimetière à 17 h. À 20 h au Ciné-théâtre Le Vauban, projection du film « Épopée d’Espagne, les brigades internationales » et conférence « Port-Vendres, 1941-42, des bateaux pour Djelfa » par Grégory Tuban, journaliste et historien.

    Exposition au Centre Culturel de 10h à 12h et de 14h à 18h.


  • Albi, c'est évidemment sa Cité épiscopale, inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco, mais pas que... Du Casteviel aux berges du Tarn, la cité qui a vu naître Toulouse-Lautrec voit défiler des centaines de milliers de touristes chaque année qui viennent se la couler douce, profiter des plaisirs de la table et arpenter un département du Tarn, riche en trésors. Alors, pourquoi ne pas partir à la découverte de la ville à l'occasion de son Carnaval en février ?

     

    Albi, une escapade culturelle et savoureuse

    Vue d'Albi depuis la rivière du Tarn.

     

    Un peu d'histoire...

    A l'époque gallo-romaine, Albi constitue un centre d'activités renommé et devient la Civitas albigensium. Pour protéger sa ville de l'insécurité, l'évêque saint Salvi fait entourer sa cité d'une enceinte fortifiée qui disparaîtra au XVIIIe siècle après avoir supporté sans trop de tragédies la croisade des Albigeois, la guerre de Cent Ans et les guerres de Religion. Lorsque dans le Sud, le catharisme s'étend, Albi et ses vicomtes, les Trencavel, prennent son parti dans une lutte qui sera menée avec acharnement contre ceux que l'on nomme à l'époque les « bonshommes ». A tel point que l'on finit par attribuer le nom d'Albigeois aux cathares et à la croisade qui s'ensuit. Et pourtant, Albi échappe aux malheurs. Les évêques, devenus seigneurs de la cité, feront bâtir une citadelle imposante, associant le palais de la Berbie et la cathédrale, pour prouver leur victoire sur l'hérésie. Albi se développe donc autour de la cité épiscopale, couvrant une superficie de 63 hectares. Pour répondre aux besoins de construction rapide avec des matériaux disponibles et peu onéreux, le choix se porte sur des briques languedociennes. Plus tard, des mécènes, tel Louis d'Amboise, lui apporteront quelques modifications et, au gré des modes architecturales, l'embelliront.

    Pour notre plus grand bonheur, Albi a gardé les traces de son passé, conservant ses quartiers aux allures médiévales et leurs entrelacs de ruelles.

     

    Des visites incontournables

    On commencera évidemment notre découverte d'Albi par la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi, la plus grande cathédrale de briques au monde. Entre 1282 et 1480, la cathédrale est édifiée pour signifier le retour du pouvoir papal en terre cathare. Son écrasante silhouette de briques roses et son immense clocher haut de 78 mètres en tour de guet sur la région, au cœur du vieil Albi, lui vaut le titre de chef-d’œuvre du gothique méridional. Ce véritable vaisseau de briques, souvent comparé à un château fort, faisait partie du système défensif de la ville (intégrant aussi le Palais de la Berbie) et pouvait alors accueillir 6 000 Albigeois en cas de danger. Du Moyen Age, elle conserve la fresque du Jugement Dernier (qui couvrait à l'origine plus de 200 m2), où le Ciel, la Terre et l'Enfer sont mis en scène. Les fresques de la voûte forment l'ensemble le plus vaste et le plus ancien de France. Elle reste la seule cathédrale d'Europe dont les murs et les voûtes sont entièrement peints sur une surface couvrant près de 18 500 m2. Le jubé, de style gothique flamboyant, est orné d'une magnifique statuaire polychrome, témoignage unique de la sculpture française du XVe siècle. La salle du trésor, aménagée dans une ancienne chambre forte du XIIIe siècle, présente une collection d'objets d'art sacré du XIVe au XIXe siècle, et des objets de culte. Enfin, sainte Cécile, patronne de la musique, n'aurait pas de sanctuaire sans un orgue monumental ! Celui-ci date du XVIIIe siècle et si vous avez l'occasion d'écouter un récital, n'hésitez pas! 

    Plus bas, le Palais de la Berbie, imposante forteresse du XIIIe siècle, se dresse au pied de la cathédrale d'Albi et domine le Tarn. C'est dans l'enceinte de cet édifice prestigieux, ancien Palais des évêques, que le musée Toulouse-Lautrec s'est installé en 1922, réunissant la collection la plus importante au monde de ce peintre albigeois. Il accueille plus de 1 000 œuvres, tableaux, lithographies et dessins, ainsi que les 31 affiches qui ont fait la célébrité de l'artiste. Cette collection exceptionnelle retrace toute son œuvre, depuis ses tableaux de jeunesse jusqu'à son ultime toile, en passant par les années montmartroises et l'univers du théâtre et du café-concert, et illustre de façon exemplaire chacune des facettes de son talent. Le musée présente également des collections d'art moderne, d'amis ou de contemporains de Toulouse-Lautrec, ainsi que d'artistes ayant vécu à Paris pendant l'Entre-deux-guerres.

    Pour parfaire son parcours albigeois, il faudra aussi traverser le Pont-Vieux, bâti en 1035, visiter le musée de la Mode, le musée Laperouse ou la Maison du Vieil Alby.

     

    Albi, une escapade culturelle et savoureuse

    Statue saisissante de Sainte-Cécile allongée dans la cathédrale Sainte-Cécile d'Albi

     

    Le Tarn, la Toscane française

    Semblable à la Toscane, le Tarn recèle une multitude de petits villages très typiques et authentiques. La ville d'Albi pourrait bien être une Florence à la française, arrosée de soleil comme disait le poète. Le midi, on aime mettre à profit la dolce vita albigeoise pour s'installer en terrasse afin de déguster un petit plat du terroir. Au levée du jour, s'installent les terrasses des restaurants et des cafés dans la ville, donnant vie à cette nature morte. C'est évidemment au sein du quartier historique que se concentrent la plupart des restaurants, notamment autour de la place du Vigan, sur la place Sainte-Cécile, ou dans le labyrinthe envoûtant des vieilles venelles de la ville  : rue Castelviel, par exemple, avec le clos Sainte-Cécile et son ancienne cour de récréation donnant sur le clocher de la cathédrale, l'incontournable Vigan en face de la fontaine contemporaine illuminée le soir, le patio très ibérique du Lou Sicret pour plus de discrétion et d'intimité, la terrasse et le petit patio sous les glycines du Lautrec, ou même la terrasse intérieure du Classic, un peu à l'écart du centre. Ne manquez pas non plus les terrasses en face des dentelles de pierre du porche de la cathédrale ou la belle terrasse des halles. Toutes sont l'occasion de savourer la cuisine du terroir autant que le spectacle de l'architecture historique et les variations de la lumière sur les briques roses de la ville, tout en profitant du calme qui y règne. Alors, après une visite du vignoble millénaire de Gaillac, situé à quelques kilomètres d'Albi, préparez-vous à passer à table: charcuterie, truffes, fromages de chèvre et de brebis, les cartes des restaurants sentent bon les saveurs du Sud-Ouest.

     

    Albi, une escapade culturelle et savoureuse

    Musée Toulouse-Lautrec, Albi, Tarn Le musée Toulouse-Lautrec, salle des maisons closes

     

    Le Carnaval, événement incontournable de ce début d'année

    Et cet hiver, comme tous les ans, une vingtaine de chars va prendre possession de la ville du 14 au 22 février 2016. Une semaine de fête où parades, dégustation de crêpes géantes, groupes costumés et musique vont faire vibrer le centre-ville d'Albi. C'est le plus grand carnaval de la région et cette année c'est le monde rural qui va envahir la cité du Tarn avec le thème « La clé des champs ». De quoi s'offrir une escapade gourmande à la découverte des saveurs de la région. Et un magnifique point final à un périple albigeois.

    http://club.quomodo.com/carnaval-albi/accueil/accueil_


  • Une cérémonie en l’honneur du Bombardier Marocain a été rendue, comme chaque année, le jeudi 29 octobre au cimetière sud de Perpignan à Marcel Cerdan à l’occasion du 66ème anniversaire de sa disparition.

    En présence de son fils, René, de sa famille, d’amis et de nombreux représentants pugilistique du département.


  • Description de cette image, également commentée ci-après

     Jean Amade dans les années 20

     

    Jean Amade, en catalan Joan Amade,, né le 30 août 1878 à Céret (Pyrénées-Orientales) et décédé dans cette même commune le 3 mars 1949, est un des principaux représentants de la renaissance catalane littéraire et chef de file de ce mouvement en Roussillon.

    Écrivain et poète en catalan, il chercha à créer un modèle, tentant de combattre les préjugés dont souffrait cette langue, à développer la poésie. Son œuvre se plonge profondément dans les traditions régionales.

     

    Biographie

    Il regretta dès ses 18 ans la disparition de certaines traditions catalanes, ce qui annonça une réflexion et un engagement plus profond dans le catalanisme. Le régionaliste Jean Charles-Brun le gagna à sa cause. Devenu professeur d'université après des études à la Sorbonne et à la faculté de lettres de Toulouse où il obtint une agrégation en castillan en 1904, il fonda la société d'études catalane avec Joseph-Sébastien Pons le 6 juin 1906. En 1907, il créa la collection bibliothèque catalane afin de permettre la diffusion de travaux, de critiques, d'érudition et de favoriser un enseignement en catalan. Sous sa direction, la société des études catalanes édita la revue catalane à partir de 1915 où il publia un grand nombre de poèmes. La revue avait pour but de développer la poésie catalane et une refondation de la langue mais périclita en 1921, probablement à la suite de difficultés financières. Alors que littérairement il encourageait un renouvellement de la langue, incitant à l'abandon des archaïsmes, gallicismes et hispanismes, son œuvre se plonge profondément dans les traditions catalanes et roussillonaises.

    Il participa à partir de 1926 à la création des jeux floraux du Genêt d'Or, émanation du félibrige, à Perpignan, au titre de responsable de la langue catalane et à deux reprises, comme président. Lors de sa nomination en 1931 comme professeur à l'université de Montpellier, il poursuivit ses efforts pour développer la poésie en catalan, cherchant à attirer les plus jeunes et à maintenir le souffle de la renaissance catalane. S'il notait quelques progrès, découvrant Jean Narach et Joseph Médina, il conclut en 1938 « a la poesia catalana rossellonesa falta gent » (Il manque de gens à la poésie roussillonaise).

    Article tiré de Wikipédia