• Les frères Arago

     

    François, l'aîné, né en 1786. C'est lui que nous connaissons le mieux en Roussillon. Sa statue, sur la Place éponyme, pointe du doigt le Canigou. Astronome, physicien, mathématicien mais aussi député des Pyrénées-Orientales de 1831 à 1852, puis député de la seine avant d'être ministre de la Marine et des Colonies et c'est lui qui signera, le 27 avril 1848, le décret abolissant l'esclavage dans les colonies. Il décède le 2 octobre 1853 à Paris.

    Le destin des six frères Arago

    Statue de François Arago (Collection Jean Josset)

    Jean, le deuxième fils, né en 1788. Il quitte la France en 1815 pour – c'est lui qui parle - « donner la préférence à la cause de la liberté ».Il ira soutenir les combattants pour l'indépendance du Mexique, y deviendra directeur général du génie militaire, colonel, puis général. Il mourra du paludisme à Mexico le 9 juillet 1836, à 48 ans.

    Jacques, le troisième des fils, né en 1790, sera romancier, auteur dramatique et explorateur. Devenue aveugle en 1837, il continue de voyager, d'écrire et produire des pièces de théâtre. Son livre « Curieux voyage autour du monde » a été écrit sans utiliser une seule fois la lettre « a ». Il décédera à Rio de Janeiro, au Brésil, en 1854.

    Victor, quatrième des fils, né en 1792, entre à Polytechnique en 1811, à 19 ans. Il se fera remarquer au combat en 1832 pour l'indépendance de la Belgique, conquise contre la Hollande. Vers 1855, il commande la garnison de Perpignan puis celle de l'Ile d'Aix, en Charente. Il décédera en 1867 à Versailles.

    Joseph, cinquième des fils, né en 1796, sera lui aussi militaire et, comme son frère Jean, il partira au Mexique où, après avoir fondé une famille, il terminera sa carrière comme colonel. Atteint lui aussi de cécité pour cause de diabète, il décède le 19 décembre 1860 à Tucabaya.

    Étienne, sixième et dernier des fils, né en 1802, sera un homme de Lettres et de théâtre, journaliste à Paris, un temps député, maire de Paris, puis Conservateur du Musée du Luxembourg.

    Article paru dans la Semaine du Roussillon