•  Une histoire partagée

    Estampe représentant l'Assemblée générale des États du Languedoc

    (Bibliothèque municipale de Toulouse)

     

    Séparés depuis les année 1960 par une frontière administrative, les territoires qui forment les régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées ont eu à plusieurs reprises, au cours de l'histoire, des destins liés.

    C'est la conquête romaine qui, au Iième siècle avanr Jésus Christ, donne au futur Languedoc sa première forme organisée. Premier foyer de la romanité gaulaoise, Narbonne devient le centre d'une province, la Nabonnaise, qui s'étend du Roussillon à la Provence. Durant le Bas-Empire, Toulouse supplante Narbonne et devient, au début du Vème siècle, la captiale du royaume wisigoth, qui couvre le sud-ouest de la Gaule.

    Un siècle plus tard, les Wisigoths, défaits par les Francs, se replient en Espagne et ne conservent en Gaule que la Septimanie, un territoire qui correspond au Languedoc-Roussillon actuel sans la Lozère. « Pour la première fois depuis longtemps, le Languedoc toulousain fut séparé du Languedoc méditerranéen. » Histoire du Languedoc, sous la direction de Philippe Wolff (Privat 1967).

    Sous les Carolingiens, le comté de Toulouse couvre un territoire qui s'étend jusqu'au Rhône. Ce Languedoc, encore morcelé, connaît un essor important au Xième siècle. Des villes surgissent, comme Montpellier. Une langue littéraire se forme, l'occitan, dans laquelle s'épanouit la poésie des troubadours. Paradoxalement, c'est le rattachement à la couronne de France, en 1271, qui permettra au Languedoc d'affirmer son unité. « Au lieu d'une série de principautés indépendantes, on peut désormais parler d'un Languedoc royal unifié », écrit Emmanuel Le Roy Ladurie dans Histoire du Languedoc ( PUF 1962)

    La province est placée sous l'autorité d'un gouverneur, mais les notables locaux sont représentées par une assemblée délibérative, les États du Languedoc. En 1444, le Languedoc est doté d'une cour de justice, le parlement de Toulouse. « États et Parlement demeureront pendant plus de trois siècles les deux institutions fondamentales de la province », souligne Emmanuel le Roy Ladurie.

    La Révolution marque la fin du Languedoc comme entité administrative. Son territoire est alors découpé en huit départements : Haute-Loire, Ardèche, Lozère, Gard, Hérault, Tarn et Haute-Garonne. Le haut Languedoc et le bas Languedoc retrouveront une unité dans les années 1960, mais séparément, sous la forme des régions administratives.

    Atlas en ligne du Languedoc :

    http://pierresvives.herault.fr/ressource/atlas-historique-de-la-province-de-languedoc-0

     


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